Nealia et Sanders investissent 7 millions d’euros pour créer une unité de trituration de soja à Rethel

A travers leur filiale industrielle Aliane qu’ils détiennent à parité, Nealia et Sanders qui font partie des groupes Avril et Vivescia vont investir 7 millions d’euros dans la réalisation une unité de trituration de soja à Rethel (Ardennes).

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Champ de soja
Le projet Aliane vise à produire et transformer davantage de soja en France.

A travers leur filiale industrielle Aliane qu’ils détiennent à parité, Nealia et Sanders qui font partie des groupes Avril et Vivescia vont investir 7 millions d’euros dans la réalisation une unité de trituration de soja sur le territoire de Rethel (Ardennes). La trituration est la première étape de transformation des graines oléagineuses : le soja est décortiqué, chauffé, pressé mécaniquement pour en extraire l'huile - il reste alors une fraction solide riche en protéine appelée le tourteau.

L’investissement d’un montant de 7 millions d’euros sera financé par les co-actionnaires Sanders et Nealia. Ils seront aidés à hauteur de 1 million d'euros par FranceAgriMer dans le cadre du volet agricole du Plan de relance suite à l’appel à projet «Plan de structuration des filières protéines végétales». Le Fonds européen pour le développement rural pour 742 000 euros et la région Grand Est contribueront aussi au montage financier. L'investissement génèrera un emploi supplémentaire sur le site.

Le chantier doit débuter fin 2023 pour une mise en service au printemps 2024. L’équipement permettra la trituration de 25 000 tonnes par an de graines de soja locales et françaises, 100% non-OGM et pour moitié en culture biologique. 

Développer la production locale de soja

"Pour la nutrition animale, ce nouveau site répondra à l’amélioration de l’autonomie protéique des filières d’élevages en disposant de tourteaux de soja non-OGM issus d’une filière locale à traçabilité contrôlée, explique Vivescia dans un communiqué. "Il permettra également de réduire l’importation de tourteaux de soja biologiques provenant de pays hors Europe". Pour la production végétale, "l’objectif est d’encourager la culture de graines de soja sur le territoire pour apporter des solutions de diversification des assolements et accélérer la transition agricole en intégrant plus d’oléoprotéagineux dans les rotations des cultures".

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Les travaux du projet Arpeege (Autonomie protéique des élevages) ont mis en évidence un potentiel de production de soja sur le territoire Grand-Est. Certaines zones s’avérant propices à la culture du soja tant par la nature des sols que par le niveau de pluviométrie requis. «Ce qui donne du sens à ce projet, c’est de valoriser et renforcer une production locale, même si nous pourrons nous approvisionner ponctuellement plus loin si besoin», souligne Armand Barré, le directeur général de Néalia.

Les coopératives Vivescia et EMC2 seront directement impliquées dans le développement de la production, Vivescia coordonnant l’approvisionnement en graines non-OGM de l’usine.

En France, plus de 90% des volumes de soja importés sont destinés à la nutrition animale.

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