Le cours du minerai de fer a flambé cet été. Début septembre, il a battu un record de sept ans, à 130 dollars la tonne (62% coût et fret Chine).
Au point que "le coût en hausse des grades les plus courants a poussé les aciéristes à se tourner vers des minerais à plus basse teneur", relève S&P Global Platts. "Une flexibilité qui sera vitale alors que les aciéries chinoises voient leurs marges se réduire encore en septembre et que la demande d’acier est projetée plus faible au quatrième trimestre qu’au troisième."
Pour 2021, deux forces contraires s’affrontent autour de la commodité de l’année (+28% en 2020). À la hausse, le prix est soutenu par le rebond de demande prévu pour 2021 par l’Association mondiale de l’acier (+4,1%), après un repli de 2,4% en 2020. Des prévisions plus optimistes que les précédentes, grâce à la forte reprise constatée en Chine.
À la baisse, les arrêts de production pour maintenance de la compagnie minière brésilienne Vale depuis la rupture de digue de 2019 se raréfient. Vale extrait désormais près de 1 million de tonnes par jour et renoue avec les marges. Son concurrent anglo-australien BHP a annoncé une hausse de 7,2% de sa production trimestrielle et prévoit une production annuelle de 276 à 286 millions de tonnes.
L’australien Fortescue, enfin, a battu son record de 2017, avec 178,2 millions de tonnes exportées. Ce retour à la course aux volumes finira par peser sur les cours. Surtout si le Covid-19 paralyse la demande hors de Chine.



