Cent millions d’euros seront débloqués, dans le cadre du plan de relance, pour la filière protéines végétales. Outre un regain espéré d’autonomie protéique pour la France, il existe une opportunité de faire du pays un leader de la protéine végétale en alimentation humaine.
La filière accueille favorablement ce budget, qui concrétise l’appel d’Emmanuel Macron, il y a un an et demi, à redonner à l’Europe sa souveraineté protéique. Bonne élève, la France se fournit à 53 % sur le sol national, contre 35 % pour ses voisins européens. Mais elle fait face à un déficit de production de soja. L’interprofession Terres Univia en a certifié 40 000 tonnes produites et transformées dans l’Hexagone, mais elle se heurte à la difficulté de répercuter les surcoûts en aval.
Du côté des légumineuses, la féverole séduit par ses propriétés nutritionnelles et agronomiques, mais elle est victime de la bruche (un coléoptère) et de subventions réduites de la politique agricole commune. "Nous attendons des investissements pour adapter nos capacités de stockage et des aides pour organiser des filières", clame Stéphane Radet, le directeur du Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale.
La filière paie aussi sa dispersion. L’association Protéines France et Bpifrance lancent donc un appel à candidatures afin de labelliser des start-up et les faire collaborer avec de grands acteurs, comme Roquette. Un autre moyen de voir davantage la vie en vert.



