Malgré le Covid-19, PSA et FCA "restent engagés" sur leur projet de fusion

Le groupe Fiat-Chrysler a indiqué que le projet de fusion avec PSA restait d’actualité, avec une concrétisation attendue "à la fin de l’année ou début 2021".

Réservé aux abonnés
Signature accord fusion PSA FCA 18 décembre 2019
PSA et FCA restent déterminés à mener à bien leur projet de fusion à 50-50 malgré les conséquences de l'épidémie de Covid-19.

Le groupe PSA et Fiat-Chrysler (FCA) maintiennent le cap sur leur projet de fusion à 50-50. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, le constructeur italo-américain a rappelé, mardi 5 mai, que "malgré la situation inattendue et sans précédent, FCA et le groupe PSA [restaient] engagés à mener [leur] fusion à 50-50 qui fera émerger un leader mondial de la mobilité". De quoi dissiper les doutes relatifs à cette fusion, apparus avec la crise liée au Covid-19 et la forte baisse des valorisations boursières des entreprises de l’automobile.

Lors d’une conférence avec des analystes, le dirigeant de FCA, Mike Manley, a indiqué que "les termes de l'accord avec PSA n'[avaient] pas changé". Dans un communiqué, le groupe Fiat-Chrysler indique par ailleurs rester "[déterminé] à conclure l’opération d’ici la fin de l’année ou début 2021".

Et ce alors que l’entreprise a fait état d’une perte nette de 1,7 milliard d'euros au premier trimestre et d’un chiffre d’affaires en retrait de 16% à 20,6 milliards d’euros, fortement bousculé par l’épidémie de Covid-19 qui a mis à l’arrêt les ventes et les productions automobiles mondiales.

Quatrième groupe mondial

Fin avril, le groupe PSA a également présenté un chiffre d’affaires en retrait 15,6% au premier trimestre, à 15,2 milliards d’euros. Au cours des trois premiers mois de l’année, PSA a vendu 627 000 voitures à travers la planète, et attend désormais le déconfinement progressif ainsi que la réouverture des concessions en Europe pour relancer les ventes et la production. L’activité devrait doucement reprendre en France à partir du 11 mai dans les usines de mécanique du constructeur français, ainsi que sur le site de production d’utilitaires situé à Hordain (Nord).

Pour les deux constructeurs fortement touchés par les conséquences de l’épidémie de Covid-19, cette fusion apparaît depuis plusieurs mois comme une priorité. PSA et FCA considèrent qu’elle permettrait de faire émerger le quatrième groupe automobile mondial, après Volkswagen, Toyota et Renault-Nissan. De quoi permettre d’envisager plus sereinement la transition vers le véhicule électrique. Pour PSA, la fusion avec FCA constitue également une porte d’entrée sur le marché nord-américain.

Abonnés
Le baromètre de l’auto
Suivez l’évolution des marchés automobiles français et européen mois après mois grâce à notre tableau de bord.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.