Le groupe PSA et Fiat-Chrysler (FCA) maintiennent le cap sur leur projet de fusion à 50-50. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, le constructeur italo-américain a rappelé, mardi 5 mai, que "malgré la situation inattendue et sans précédent, FCA et le groupe PSA [restaient] engagés à mener [leur] fusion à 50-50 qui fera émerger un leader mondial de la mobilité". De quoi dissiper les doutes relatifs à cette fusion, apparus avec la crise liée au Covid-19 et la forte baisse des valorisations boursières des entreprises de l’automobile.
Lors d’une conférence avec des analystes, le dirigeant de FCA, Mike Manley, a indiqué que "les termes de l'accord avec PSA n'[avaient] pas changé". Dans un communiqué, le groupe Fiat-Chrysler indique par ailleurs rester "[déterminé] à conclure l’opération d’ici la fin de l’année ou début 2021".
Et ce alors que l’entreprise a fait état d’une perte nette de 1,7 milliard d'euros au premier trimestre et d’un chiffre d’affaires en retrait de 16% à 20,6 milliards d’euros, fortement bousculé par l’épidémie de Covid-19 qui a mis à l’arrêt les ventes et les productions automobiles mondiales.
Quatrième groupe mondial
Fin avril, le groupe PSA a également présenté un chiffre d’affaires en retrait 15,6% au premier trimestre, à 15,2 milliards d’euros. Au cours des trois premiers mois de l’année, PSA a vendu 627 000 voitures à travers la planète, et attend désormais le déconfinement progressif ainsi que la réouverture des concessions en Europe pour relancer les ventes et la production. L’activité devrait doucement reprendre en France à partir du 11 mai dans les usines de mécanique du constructeur français, ainsi que sur le site de production d’utilitaires situé à Hordain (Nord).
Pour les deux constructeurs fortement touchés par les conséquences de l’épidémie de Covid-19, cette fusion apparaît depuis plusieurs mois comme une priorité. PSA et FCA considèrent qu’elle permettrait de faire émerger le quatrième groupe automobile mondial, après Volkswagen, Toyota et Renault-Nissan. De quoi permettre d’envisager plus sereinement la transition vers le véhicule électrique. Pour PSA, la fusion avec FCA constitue également une porte d’entrée sur le marché nord-américain.



