Berceau historique de l’industrie de la chimie depuis les années 1850, Lyon Vallée de la chimie (Rhône) s’est engagée dans la réduction de ses émissions de CO2. Cette plateforme concentre un écosystème industriel autour des filières chimie-énergie-environnement et cleantech (50 000 salariés sur 14 communes). Elle a notamment décidé d’optimiser son foncier pour produire de l’énergie renouvelable et de récupération et devenir "une usine énergétique métropolitaine".
Le site abrite un projet, évalué à 8 millions d'euros, d’usine solaire métropolitaine porté par Lyon Rhône solaire (LRS) en coopération avec six industriels de la Vallée. L’ambition est de produire environ 7 500 mégawatts par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de près de 1 600 foyers. De quoi permettre d’éviter le rejet de plus de 709 tonnes de CO2 chaque année. Ce partenariat public-privé a permis la mise en service en 2020 de cinq centrales solaires sur les sites d’Arkema à Pierre-Bénite, de Jtekt Automotive à Irigny, du Centre de recherche Total énergies et de l’IFP Énergies nouvelles à Solaize. Une dernière unité est en cours de réalisation chez Kem One, à Saint-Fons.
LRS loue les emplacements aux industriels
L’ensemble représente 17 330 panneaux solaires sur plus de 30 000 mètres carrés sur six sites industriels, établis dans une zone sensible classée Seveso. Cela représente une puissance de 5,9 mégawattheures-crêtes et l’équivalent de 660 tonnes de CO2 épargnés par an. L'IFPEN, organisme public spécialisé dans le transport de l’énergie, qui compte plus de 800 salariés dont 85% de chercheurs, a par exemple mis à disposition 220 places de parking pour installer 2 263 panneaux solaires photovoltaïques assemblés chez Voltech solar, à Dinsheim-sur-Buche, en Alsace. Garantis 30 ans, ils sont posés sur des ombrières et recouvrant près de 4 000 mètres carrés. L’ensemble, loué sur 20 ans par LRS, dispense une puissance de 730 kilowatts-crête.
Lyon Rhône solaire est une société publique de production d’électricité issue d’un partenariat public-privé entre la Métropole de Lyon, Corfu solaire, filiale du groupe lyonnais Terre et lac (52 salariés, 15 millions d’euros de chiffres d’affaires), et le fonds régional d’investissements Oser.



