Le projet de Lesaffre était dans les tiroirs depuis trois ans. Il aura fallu l’annonce du plan France relance pour que le leader mondial de la levure se décide.
C’est à Denain (Nord) que seront industrialisés ses procédés, à base de fermentation, pour produire la vanilline, un arôme naturel de vanille, et la chondroïtine, une matière naturelle essentielle à l’entretien du tissu cartilagineux. «Jusqu’alors, nous sous-traitions la fabrication de chondroïtine à des partenaires chinois et italiens, explique Antoine Baule, le directeur général de Lesaffre. Mais nous cherchions une solution pour industrialiser nos procédés.»
Cette solution, c’est le plan de relance qui l’offre à l’industriel nordiste. Le projet du groupe est l’un des 31 premiers lauréats de l’appel à projets de relocalisation France relance. «La baisse des impôts de production et les subventions de l’État et de la Région obtenues dans le cadre de l’appel d’offres ont fait pencher la balance pour le site de Denain», concède Antoine Baule.
Les travaux du nouveau site de production, dont l’investissement global s’élève à 300 millions d’euros, devraient commencer au début de 2021, avec plus de 400 emplois à la clé.



