Les cinq premiers fournisseurs français de Huawei sont...

En cinq ans, Huawei a presque triplé ses achats en France à 1 milliard de dollars en 2020. Un pactole qui bénéficie à pas moins de 300 fournisseurs. Voici les cinq premiers.

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Huawei MWC 2019
Huawei, un acheteur de plus en plus gros en France

Huawei continue d'accroître ses achats de produits et services auprès de fournisseurs basés en France. Le grand équipementier télécoms chinois les aurait portés à 1 milliard de dollars en 2020, ce qui représente presque un triplement sur les cinq dernières années. Et le PDG de la filiale française, Weiliang Shi, promet un montant de commandes de 5 milliards de dollars sur les cinq années à venir, contre 3,8 milliards de dollars sur les cinq dernières années.

STMicroelectronics, plus gros bénéficiaire

Le pactole bénéficie à pas moins de 300 fournisseurs en France. Le fabricant de puces électroniques STMicroelectronics s’impose, de loin, comme le plus important avec, selon l’estimation de L’Usine Nouvelle, un montant de fournitures d'environ 600 millions de dollars en 2020. Mais ce revenu comprend ses expéditions depuis d’autres sites qu’en France, comme ceux en Italie ou en Asie. Viennent ensuite le câblier Nexans, l’opérateur télécoms Orange, le spécialiste des connecteurs électriques Radiall et l’éditeur de logiciels d’optimisation du trafic sur réseaux Cedexis (qui fait partie depuis 2018 du groupe américain Citrix).

Le géant chinois, numéro un mondial des équipements télécoms, compte une pléiade d’autres petits fournisseurs et partenaires, dont Ommic (composants radiofréquences des stations de base radio 5G), Chronocam (technologie de vision artificielle combinant un capteur d’images qui imite l’œil humain et un algorithme qui s’inspire du cerveau), Secure-IC (solutions de sécurité pour systèmes embarqués au niveau de la puce électronique) ou encore Siradel (modélisation et cartographie 3D des réseaux) qui fait partie depuis 2016 du groupe Engie.

Un avenir incertain

L’avenir de ces relations d’affaires reste toutefois incertain. Depuis le dernier tour de vis de l’embargo américain à la mi-septembre 2020, Huawei dégringole dans les smartphones. Numéro deux mondial du marché en 2019, il est tombé à la sixième place au quatrième trimestre 2020 et pourrait chuter à la huitième place en 2021 selon Strategy Analytics. Mais dans les réseaux télécoms, il résiste globalement bien selon les chiffres 2020 du cabinet Dell’Oro.

Du fait des nouvelles restrictions américaines, STMicroelectronics a vu son revenu en provenance de Huawei tomber à zéro au quatrième trimestre 2020. Pour 2021, il devrait perdre près de la moitié du chiffre d’affaires réalisé avec ce grand client puisqu’il n’est plus autorisé à lui fournir les composants développés sur mesure.

Les autres fournisseurs, n’utilisant pas de technologies américaines dans leurs produits ou process, peuvent poursuivre leurs fournitures. Mais ils seront impactés par l’effondrement de Huawei dans les smartphones.

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