Cela faisait plus d’un an et demi que les Bluebus du groupe Bolloréstationnaient en région parisienne en attendant de pouvoir reprendre du service. La RATP a annoncé lundi 22 janvier qu’ils allaient pouvoir reprendre la route sur son réseau dès l’été prochain, confirmant une information de la Lettre. Ces bus électriques avaient fait parler d’eux en 2022 alors que deux d’entre eux avaient pris feu à seulement quelques semaines d’intervalle, les 4 et 29 avril.
Aucune victime n’était à déplorer mais 148 bus de 12 mètres de long avaient été immobilisés en attendant de trouver la cause de ces incidents. Au total, 232 bus doivent rejoindre le réseau francilien car, à ceux à l’arrêt depuis le printemps 2022, s’ajoutent ceux qui devaient encore être réceptionnés par la RATP à l’époque. La régie évoque également des indemnités de plusieurs dizaines de millions d’euros qui devront lui être réglées par Bluebus.
Un film isolant mal positionné
Un mois après les incendies, le groupe Bolloré affirmait que ceux-ci avaient été causés par un problème au niveau de «l’assemblage d’un composant électronique sur une série donnée». Contactée par L’Usine Nouvelle en septembre 2023, la RATP expliquait que la cause probable des incidents avait été identifiée mais que d’autres ne sont pas totalement exclues. L’étude qu’elle a commandée à l’Institut national de l'environnement industriel et des risques indique qu’un film isolant en polyester de Mylar entre deux cellules de batteries de technologie lithium métal polymère était mal positionné provoquant un départ de feu.
Le Bureau d'enquêtes sur les accidents terrestres, dans une note publiée au mois de juin, opte quant à lui pour «un court-circuit entre cellules ou interne à certaines cellules constitutives des packs». Son rapport complet sur les incendies doit être publié dans les prochains mois.



