LEO Pharma gonfle son portefeuille en dermatologie, sa spécialité. Le laboratoire danois a signé un accord de licence et de transfert pour récupérer les droits du Spevigo (spesolimab), un médicament développé par Boehringer et approuvé depuis 2022 contre le psoriasis pustuleux généralisé (PPG).
« Spevigo est très prometteur, et pour qu'il atteigne son plein potentiel, il faut une attention constante et une expertise en dermatologie médicale », justifie Shashank Deshpande, président du conseil d'administration et directeur de la division Human Pharma chez Boehringer Ingelheim. Une aubaine pour LEO Pharma qui cherche à moderniser et élargir son portefeuille, en privilégiant l'innovation externe.
Le Spevigo, un médicament prometteur en dermatologie
D’autant que Spevigo possède un potentiel important, notamment grâce à son mode d’action. L’anticorps monoclonal cible et bloque l’activation du récepeur de l’interleukine-36 (IL-36), une voie de signalisation impliquée dans plusieurs maladies auto-inflammatoires, dont le PPG.
Cette pathologie est une affection cutanée rare, et potentiellement mortelle, qui se caractérise par l'accumulation de neutrophiles (un type de globule blanc) dans la peau, provoquant des pustules douloureuses sur tout le corps.

Outre son utilisation dans le traitement du PPG, contre lequel il est approuvé dès l’âge de 12 ans en Europe, aux États-Unis et en Chine, le Spevigo est étudié pour traiter d’autres maladies cutanées dans lesquelles l'IL-36 est impliquée. Il fait notamment l’objet d’un essai de phase III contre une maladie auto-immune rare, le pyoderma gangrenosum.
Selon les termes de l'accord, LEO Pharma versera 90 millions d’euros de paiement initial à Boehringer, ainsi que des paiements d’étape et des redevances sur les ventes du Spevigo, dont le montant n’a pas été précisé. La transaction devrait être finalisée au cours du second semestre 2025.



