On pourrait croire à une bonne nouvelle, mais il s'agit en réalité d'un trompe-l'œil. Depuis un an, l'évolution du nombre de voitures neuves particulières vendues en France oscille entre -15% et -30% mais elle s'établit en novembre à -3,2%. Un résultat qui ne signifie pas hélas que le marché automobile s'affranchit peu à peu de la pénurie mondiale de semi-conducteurs... Mais qui s'explique par le deuxième confinement dans lequel était plongée la France au cours du mois de novembre 2020.
Pour obtenir un portrait plus fidèle de la situation, il apparaît plus pertinent de comparer ces chiffres avec ceux d'une année « normale », sans Covid-19. Ainsi, selon la Plateforme automobile (PFA), les 121 995 immatriculations enregistrées en novembre 2021 représentent une baisse de 29,4% par rapport à novembre 2019. Sur les onze premiers mois de 2021, la croissance annuelle reste encore légèrement positive, à +2,5% (1 500 887 unités).
Dacia s'envole
Stellantis, numéro un du marché français, continue à subir de plein fouet les conséquences des difficultés d'approvisionnement. Il a écoulé seulement 40 787 véhicules (-10,8% par rapport à novembre 2020) et sa part de marché s'établit aujourd'hui à 33,4%, contre 36,3% il y a un an. Parmi les principales marques du groupe, Peugeot chute de 22,6% (19 589 unités), Opel de 20,1% (2 381) et DS de 16,8% (1 660). L'italien Fiat se rapproche de l'équilibre, avec 3 064 immatriculations (-0,5%), mais c'est Citroën qui rattrape le coup, grâce à une croissance de 14,7% (11 485 immatriculations).

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Même si les niveaux antérieurs à la pandémie sont encore loin, son concurrent Renault s'en sort nettement mieux. Il a vendu 30 204 voitures neuves particulières en novembre, soit 7,8% de plus qu'il y a un an, et sa part de marché atteint désormais 24,8% (contre 22,2% en novembre 2020). Ces résultats encourageants tiennent uniquement à la performance du constructeur Dacia, dont les ventes progressent de 66,6% (11 085 unités), quand celles de Renault chutent de 10,9% (18 947 unités). Sur les onze premiers mois de l'année, Stellantis et Renault affichent une évolution similaire : -2,6% pour le premier et -3,1% pour le second.
Ford s'écroule
Du côté des constructeurs allemands, tous les voyants sont au rouge. Volkswagen, troisième constructeur le plus important du marché français, continue sa dégringolade, avec 14 125 immatriculations (-21,9%). Ses compatriotes BMW et Daimler font légèrement mieux, avec 5 769 véhicules écoulés (-5,5%) d'un côté, et 4 567 de l'autre (-11,6%). La pire performance du marché revient à l'américain Ford, qui s'effondre de 45%, avec 2 004 unités.
L'optimisme est en revanche de rigueur chez les constructeurs asiatiques. Mis à part Nissan, dont les ventes baissent de 5,5% (1 967 immatriculations), tous ont surpassé les résultats de novembre 2020. Toyota progresse de 1% (7 361 véhicules écoulés), Suzuki de 44,8% (1 678) et Hyundai de 59,9% (7 343). Ces deux derniers sont d'ailleurs les seuls groupes du marché à faire également mieux que lors du mois de novembre 2019.



