Le marché automobile français subit l’impact des mesures de confinement et de la pandémie de Covid-19. Entre mars 2019 et mars 2020, les immatriculations de voitures particulières neuves se sont effondrées de 72,2 %, selon des données publiées mercredi 1er avril par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Bien en-dessous de la barre des 100 000 unités, seulement 62 668 véhicules ont été livrés. Il s’agit de la plus forte baisse jamais constatée par l’organisation.
Une baisse de 34 % sur le début de l’année
Après une année 2019 dynamique, il est difficile d’imaginer un redressement des immatriculations. Le confinement de la population et la fermeture des commerces non essentiels, prolongés au moins jusqu’au 15 avril, devraient encore freiner de façon considérable les entreprises en avril.
Les constructeurs automobiles subissaient déjà la mise en place de nouvelles normes européennes anti-pollution en janvier et février. Dorénavant, sur les trois premiers mois de l’année 2020, les immatriculations sont en baisse de 34,1 % avec 364 679 voitures.

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PSA et Renault chutent de plus de 70 %
Aucune entreprise n’est épargnée par ce recul historique. La fermeture des concessions a provoqué une chute des immatriculations de 73,4 % chez PSA avec 18 841 unités. Les marques les plus freinées sont Opel (-89,6 %, 829 unités), Citroën (-77,2 %, 5 390 unités) et Peugeot (-69,5 %, 11 381 voitures). Avec des volumes un peu plus faibles, DS réduit relativement ses pertes à -37,5 % (1 241 voitures). Premier constructeur sur le marché français, le groupe PSA voit également sa part perdre plus d’un point pour glisser de 31,4 % à 30,1 %.
Renault traverse également un mois de mars difficile avec une chute de 71,6 % (17 621 unités). Toutes les marques du groupe enregistrent de fortes baisses : Renault (-68,5 %, 14 461 unités), Dacia (-80,4 %, 3 107 unités) et Alpine (-82,5 %, 53 véhicules). Seule consolation : le deuxième constructeur du marché français renforce légèrement sa part de marché qui progresse de 27,5 % à 28,1 %.
Sur les deux premiers mois de l’année, le bilan reste négatif pour les deux groupes français. PSA est en repli de 29,5 % tandis que Renault voit ses immatriculations baisser de 39,5 %.
Les constructeurs américains, parmi les plus ralentis
Les constructeurs étrangers souffrent également. Le premier exportateur, Volkswagen, enregistre un recul de 78,9 % (5 954 voitures livrées). Seule la marque haut de gamme Porsche limite ses pertes à -14,7 % (237 immatriculations). La marque VW est en repli de 81,2 %, de la même manière qu’Audi (-76,4 %), Skoda (-75,3 %) et Seat (-81,5 %).
Toujours chez les constructeurs allemands, BMW enregistre une contre-performance de -61,8 % (2 838 unités). Daimler est aussi dans le rouge à -73,8 % (1 777 unités).
Les groupes américains font partie des entreprises les plus ralenties. Ford voit ses immatriculations diminuer de 80,1 % (1 857 voitures). Le groupe italo-américain Fiat-Chrysler Automobiles (FCA), qui projette toujours de fusionner avec PSA, est lui en recul de 82,5 % (1 584 unités). Toutes ses marques enregistrent de forts reculs : Fiat (-81,8 %), Jeep (-85,6 %) et Alfa Romeo (-84,5 %).
La pire performance... et la moins pire
Avec de plus faibles volumes, certains groupes asiatiques résistent légèrement mieux à la dégringolade des immatriculations françaises. Le groupe japonais Mitsubishi, par exemple, réalise la “meilleure” performance du marché avec une baisse des livraisons de 53,5 % (283 unités). Hyundai est en recul de 55,1 % (3 579 unités) tandis que Toyota baisse de 57,9 % (3 699) avec Nissan (-75,2 %, 1 236 unités).
La pire performance revient au groupe japonais Suzuki avec seulement 331 voitures immatriculées, un nombre en baisse de 87,9 %.



