Le marché automobile européen décroche de 7 % avant d'aborder un mois de mars difficile

Déjà en difficulté, le marché automobile européen va aborder un mois de mars difficile. En février, les immatriculations de voitures particulières neuves ont diminué de 7,4 %. La France n'est pas le pays le plus ralenti, même si les groupes français souffrent.

Réservé aux abonnés
bmw i8 production leipzig allemagne
BMW est l'entreprise européenne la plus performante en février en termes d'immatriculations de voitures particulières neuves.

Le marché automobile européen continue de se replier. En février 2020, dans les pays de l’Union européenne, les immatriculations de voitures particulières neuves ont glissé sous la barre du million. Avec 957 052 véhicules enregistrés, les livraisons ont diminué de 7,4 % selon des données publiées mercredi 18 mars par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Les constructeurs français ne résistent pas à cette tendance.

Les quatre principaux marchés en baisse

Pour justifier cette contre-performance, l’ACEA évoque la mise en place des nouvelles normes anti-pollution en janvier 2020, l’affaiblissement des conditions économiques dans le monde et l’incertitude des consommateurs. En mars, les entreprises risquent d’affronter une situation encore plus détériorée : les mesures de confinement en Italie n’ont été mises en place que fin février tandis que la France a annoncé des restrictions similaires le 14 mars. 

En février, les quatre principaux marchés européens affichent une baisse des immatriculations : l’Allemagne (-10,8 %), l’Italie (-8,8 %), l’Espagne (-6 %) et dans une moindre mesure la France (-2,7 %). Sur les deux premiers mois de l’année, le marché de l’Union européenne a aussi diminué de 7,4 % avec 1,91 million d’unités.

Vos indices
Indices & cotations
Tous les indices

PSA et Renault affichent des replis importants

Rares sont les constructeurs automobiles européens qui restent dynamiques. En France, PSA enregistre un repli de -8,5 % avec 181 439 véhicules immatriculés dans les pays de l’Union européenne, de l'Association européenne de libre-échange et du Royaume-Uni. Sa part de marché diminue légèrement, passant de 17,3 % à 17 %. Encore une fois, seule la marque DS est dans le vert avec 2 774 unités (+106,5 %). Peugeot (-4,9 %, 75 291 unités), Opel-Vauxhall (-20,9 %, 50 111 unités) et Citroën (-5,1 %, 50 309 unités) ont tous contre-performé.

Même constat chez Renault, en baisse de 14,1 % avec 104 259 immatriculations. Comme en janvier, toutes les marques du groupe français sont dans le rouge : Renault à -7,1 % (73 622 unités) et Dacia à -26,9 % (30 386 unités). Le constructeur reste le troisième acteur du marché européen avec une part de 9,8 % (contre 10,6 % en janvier 2019).

Seules deux entreprises européennes résistent

Parmi les entreprises européennes, seules deux affichent des données en progression. Le groupe allemand BMW voit ses immatriculations augmenter de 2,1 % (67 218 voitures). De la même manière, l’entreprise suédoise Volvo du groupe chinois Geely est en légère progression de +0,5 % (23 135).

Même le premier acteur du marché, le groupe allemand Volkswagen, ne résiste pas aux vents contraires. S’il était resté stable en janvier, il affiche cette des livraisons en baisse de 4,4 % (269 242). Le groupe est freiné par les marques VW (-9,7 %) et Audi (-4,6 %) tandis que Porsche (+69,6 %) et Seat (+8,4 %) sur-performent. Le groupe renforce également sa place de leader européen avec une part de marché consolidée à 25,2 % (+0,7 point).

Chez les autres constructeurs allemands, Daimler affiche 60 265 immatriculations (-11,9 %).

Fiat-Chrysler ne redresse pas ses livraisons

Pas d’embellie chez les groupes américains. Ford dégringole de 20 % avec 55 497 immatriculations.

Le groupe italo-américain Fiat-Chrysler Automobiles (FCA), qui projette de fusionner avec PSA, enregistre 74 852 immatriculations, en baisse de 6,9 %. L’entreprise est freinée par Jeep (-32,6 %) et Alfa Romeo (-21,5 %) tandis que Fiat (+1,6 % ) et Lancia-Chrysler (+1,8 %) parviennent à redresser leurs livraisons.

Des constructeurs asiatiques en bonne forme

Autre exception notable de ce marché : les plus gros constructeurs asiatiques affichent de bonnes données. Le groupe japonais Toyota réalise une fois de plus la meilleure performance du marché en février avec des immatriculations en hausse de 12,7 % (60 045 unités). L’entreprise sud-coréenne Hyundai reste stable avec 75 195 unités (+0,3 %).

D’autres sont moins dynamiques, comme Nissan, en baisse de 5,2 % (28 275 unités). La pire performance revient encore une fois au constructeur japonais Mazda qui voit ses livraisons fondre de 30,7 % avec 11 602 immatriculations.

Abonnés
Le baromètre de l’auto
Suivez l’évolution des marchés automobiles français et européen mois après mois grâce à notre tableau de bord.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.