Le laboratoire Servier va supprimer 287 postes en R&D sur quatre sites en France

Le groupe pharmaceutique Servier vient de lancer un plan de restructuration de sa R&D en France. 287 postes seraient supprimés sur quatre sites, selon la FCE-CFDT.

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Servier - Laboratoire de Normandie
Servier compterait supprimer 287 postes en R&D au profit de l'oncologie.

Le groupe pharmaceutique français Servier se restructure. Il a annoncé la suppression de 287 postes en Recherche et Développement, soit "un peu moins de 20% des postes en R&D en France", a dévoilé la FCE-CFDT dans un communiqué le 28 septembre.

Présent dans près de 150 pays, Servier emploie en France 4 800 personnes. Ces suppressions de postes se feront sur la base du volontariat, "par le biais d'une rupture conventionnelle collective", indique le syndicat qui juge la décision "inacceptable".

La direction de Servier, interrogée par L'Usine Nouvelle, reconnaît des "suppressions de postes dans certains groupes d’emploi" "à l’horizon 2021", avec des discussions engagées avec les partenaires sociaux jusqu'à fin novembre, mais ne confirme pas le nombre d'emplois.

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Deux sites du Loiret, siège de l'entreprise, concernés

Quatre sites français sont touchés par la restructuration qui concerne les entités de Biologie Servier avec le site de Gidy (Loiret), où se trouve le siège de l'entreprise, de Technologie Servier avec le site d’Orléans (Loiret), de l’Institut de Recherche Servier avec les sites de Croissy (Yvelines) et de Suresnes (Hauts-de-Seine), et de l’Institut de Recherche International Servier, également situé à Suresnes.

Ces suppressions de postes font suite au plan de restructuration de Servier France qui avait déjà supprimé 650 postes, rappelle la FCE-CFDT. En novembre 2015, ce plan social avait principalement touché les commerciaux de Servier en France : les visiteurs médicaux. Les "responsables du groupe devront assumer les conséquences de leurs décisions, y compris sur la santé et la sécurité des salariés", estime dans son communiqué le syndicat FCE-CFDT, qui demande également que chaque salarié bénéficie d’engagement et de mesures d’accompagnement.

Réorientation vers l’oncologie

Le groupe justifie ce plan de restructuration, initié il y a plusieurs mois, par une réorientation de son activité - dans la continuité de ses récentes acquisitions avec la branche oncologie Shire en 2018 et la biotech Symphogen en 2020 - vers l’oncologie ainsi que sur la neurologie et l'immuno-inflammation alors que seront arrêtées les activités de recherche en cardiologie et maladies métaboliques. A ce titre, le groupe a d'ores et déjà souhaité regrouper une partie de ses collaborateurs de la Recherche et du Développement en France dans son futur Institut de Recherche Servier Paris-Saclay (Essonne).

Sans donner de précisions chiffrées, ces réorientations "entraineraient des créations de postes", assure la direction du groupe à l'Usine Nouvelle.

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