Le 8 mars, le fabricant de robinetteries sanitaires moyen et haut de gamme Kramer a manifesté à nouveau son intérêt pour l’entreprise de céramique sanitaire Jacob Delafon à Damparis (Jura), propriété du groupe américain Kohler.
Pourtant, le 23 février, le groupe Kramer avait annoncé publiquement sa décision de retirer son offre de rachat. Depuis, le 3 mars, le plan de sauvegarde de l'emploi a été signé et l’entreprise a reçu une délégation du personnel venue exprimer sa volonté de ne pas laisser disparaître son savoir-faire. Cette visite était aussi l’occasion pour certains salariés de s’excuser d’un courrier adressé plut tôt à Manuel Rodriguez, le président du groupe Kramer. En effet, dans une pétition, 62 des 146 salariés du site, "revendiquaient leur droit à décider de leur avenir, décrivant notre groupe comme un esclavagiste moderne" regrettait alors le dirigeant.
Dans ce climat incertain, le groupe avait préféré faire marche arrière. "Le groupe Kramer a retiré son offre et ne souhaitait pas être tenu responsable d’un report du PSE fixé au 3 mars, tout en étant dans l’impossibilité de répondre aux conditions et délais imposés par le groupe Kohler, au regard de l’opacité dont faisait preuve le groupe Kohler en matière d’informations", précise la direction dans un communiqué.
Une nouvelle donne
Alors que le PSE est désormais signé, le projet de reprise du groupe Kramer vise à diversifier ses activités et étoffer son offre sur l’ensemble du marché sanitaire en adjoignant la céramique à la robinetterie, tant au niveau national qu’à l’export. "Le contexte est aujourd’hui différent. Le projet repose sur une nouvelle activité qui ne dépend plus du groupe Kohler, avec un programme d’embauches dans lequel les futurs ex-salariés seront les bienvenus" précise la direction.
Le groupe Kramer, établi à Etain (Meuse), affiche un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros et compte 112 salariés.



