Même si elle ne veut pas confondre vitesse et précipitation, l’entreprise Kate entend bien rester en tête des projets de petites mobilités routières électriques. Le 3 octobre dernier, la communauté d’agglomération du Bocage Bressuirais a accepté de lui vendre un terrain de 21 hectares sur la commune de Rorthais (Deux-Sèvres) pour un montant de quelque 900 000 euros. Les choses vont désormais aller vite pour l'entreprise fondée en 2022 ; le permis de construire, déposé en juillet dernier, devrait être accepté dans les prochains jours.
Une extension de l'usine déjà prévue
Le premier atelier va demander un investissement d’une dizaine de millions d’euros (pour le bâti et une partie des outils de production) sur un projet global pouvant aller, suivant les futurs produits développés par l’entreprise, de 50 à 100 millions d’euros. La capacité de production de cette unité sera de 200 véhicules/jour, soit 40 000 à l’année. Le nombre de salariés devrait passer de 40 personnes actuellement à plusieurs centaines à terme.
«Nous espérons lancer les travaux de construction de notre site de production le plus tôt possible, dans le courant du premier semestre 2024, insiste Matthias Goldenberg, PDG de Kate et ancien de Valeo, comme l'un de ses deux cofondateurs. Une première tranche prévoit un bâtiment de plus de 9000m². Une extension de 2500m² pourrait suivre.» Les études environnementales avaient déjà été réalisées par un ancien porteur de projet qui convoitait déjà le terrain. Une aubaine.



