En 2021, séduit par le concept de petites mobilités électriques, l’entrepreneur Thibaud Elzière se rapproche de Luc Jaguelin, dirigeant de Nosmoke, afin d’entrer au capital de la société de Cerizay (Deux-Sèvres). En 2022, entouré de deux autres entrepreneurs, Matthias Goldenberg et Pierre Escrieut, il fonde la société Kate qui, en décembre, rachète le constructeur automobile. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.
«Notre objectif, explique Matthias Goldenberg, directeur opérationnel de Kate, est de mettre sur le marché en 2024 la K1, un petit véhicule électrique du quotidien doté de quatre places et proposé à moins de 15000euros.»
Pour y parvenir, l’entreprise entend déployer dans les prochains mois un projet industriel permettant de passer d’une production actuelle de 200 véhicules par an à 200 par jour d’ici 2026. «Nous allons conserver le modèle de Nosmoke qui privilégie des fournisseurs locaux voire nationaux», poursuit le directeur opérationnel qui précise. «Si nous ne trouvons pas, alors nous élargirons nos recherches à l’Europe puis à l’international.»
Plusieurs centaines d’emplois à créer
Pas question en tout cas de refaire les mêmes erreurs que celles commises avec l’ancêtre de la Nosmoke où les voitures étaient produites en Chine et arrivaient en France «dans un état déplorable». Le lieu d’implantation de la future usine n’est pas arrêté, mais devrait se situer dans les Deux-Sèvres. Ce développement s’accompagnera du «recrutement de plusieurs centaines de salariés».
Pour financer ce programme, dont le chiffrage n’a pas été communiqué, les trois cofondateurs vont s’appuyer sur les ventes de L’Original, une voiture inspirée par la Nosmoke, qui sortira dans le courant de l’année ainsi que sur deux levées de fonds, prévues également en 2023.



