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Le chantier du CDG Express reste dans les temps pour une mise en service en 2027

Alors que l’Etat a récemment octroyé une rallonge au futur exploitant du CDG Express pour les trois années de retard, le projet est bien avancé et la future ligne qui reliera Paris à Roissy Charles-de-Gaulle est toujours prévue pour 2027.

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Aéroport Charles de Gaulle terminal 2F
En 2027, le CDG Express permettra de relier le deuxième aéroport européen au centre de Paris en 20 minutes.

Depuis le 24 juin, le prolongement de la ligne 14 du métro parisien vers l’aéroport d’Orly fait s'interroger sur la date de mise en service du CDG Express entre la gare de l'Est et Roissy-Charles-de-Gaulle. Bonne nouvelle, sa mise en service prévue en 2027 n’est pas remise en cause et les travaux avancent selon le planning redéfini.

Initialement prévu pour 2023, ce projet de 32 kilomètres, dont 8 km de ligne nouvelle, a ensuite été reporté en 2025 pour ne pas nuire aux transports du quotidien au nord de Paris. Des recours en justice, essentiellement pour des questions environnementales, ont ensuite bloqué le chantier. Le projet coûtera 2,2 milliards d’euros sans subvention publique, même si l’Etat a consenti un prêt d’1,8 milliard d’euros qui sera remboursé par CDG Express.

«Le train des riches» ne fait pas l'unanimité

«Le CDG Express est toujours prévu pour 2027, a confié Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, à L’Usine Nouvelle à l’occasion de la marche à blanc de la ligne 14, le 4 juin dernier. Les communistes ont bloqué le chantier pendant dix-huit mois, mais en réalité le vrai problème du RER B ce sont les touristes avec leurs grosses valises.» Toutefois, cette ligne n’est pas dans le champ d’Île-de-France Mobilités (IDFM), car l’autorité organisatrice est l’État. A contrario, les opposants au projet, élus de Seine-Saint-Denis, demandent que les investissements soient réalisés pour moderniser le RER B et non dans un train pour les «riches». En effet, on évoque un tarif autour de 25 euros pour un aller simple.

Un contrat de 3 milliards d’euros pour les exploitants

Un quart de ce budget (537 millions d’euros) est consacré à la modernisation des voies existantes, ce qui profitera au RER B. Il existe deux contrats, l’un pour les infrastructures avec SNCF Réseau, ADP et la Banque des territoires (Caisse des dépôts) et l’autre pour l’exploitation réalisée par le groupement Hello Paris détenu à 50/50 par Keolis et RATP Dev.

Pour ces derniers, l’État a octroyé une rallonge de 30,21 millions d’euros, afin de compenser le retard pour l’exploitation et l’inflation, comme révélé le 24 août dernier par Les Echos et confirmé par CDG Express. Le contrat d’Hello Paris est de 200 millions d’euros par an pour une durée de quinze ans à partir de la mise en service en 2027.

Keolis confirme que la production des 13 rames (modèle Régiolis) est dans les temps dans l’usine CAF de Reichshoffen. La commande avait été remportée à l’époque par Alstom, qui a dû céder ce site après le rachat de Bombardier. La ligne devrait être prête fin 2026 pour permettre à Hello Paris d’effectuer la marche à blanc. La maintenance des rames sera assurée par les deux entreprises du groupement dans un atelier de la SNCF à Pantin (Seine-Saint-Denis). Début 2027, le CDG express reliera la gare de l’Est à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle en 20 minutes sans arrêt avec une fréquence de trains tous les quarts d’heure. L’objectif est un report modal d’au moins 15% de la route vers le rail.

Le tracé du CDG Express vu du ciel :

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