D’un flacon conditionnant le vaccin Pfizer/BioNTech, ce serait donc six doses vaccinales qui pourraient être extraites et non cinq comme c’est le cas depuis la mise sur le marché de ce premier vaccin anti-Covid. C’est ce que vient d’annoncer, le 8 janvier, l’Agence européenne des médicaments (EMA). Ce qui pourrait nettement augmenter le nombre de doses disponibles pour la vaccination.
Fausses manipulations
L’EMA recommande ainsi de mettre à jour la notice d’information du Comirnaty, le nom commercial de ce vaccin, pour spécifier que chaque flacon contient donc six doses. Ce vaccin est livré en flacons, dont le contenu doit être dilué avant injection. Depuis la recommandation de son utilisation dans l’UE, le 21 décembre, il était pourtant indiqué que chaque flacon contenait cinq doses. Ce qui a d’ailleurs contribué à quelques fausses manipulations vaccinales, avec certaines personnes recevant la totalité du flacon lors de l’injection, notamment en Allemagne.
Seringues et aiguilles spécifiques
La nouvelle recommandation de l’EMA s’accompagne de consignes pour les opérations de dilution et d’injection afin de bien obtenir six doses. Il serait ainsi nécessaire de ne pas utiliser de seringues ni d’aiguilles standards, qui ne permettraient pas d’obtenir six doses distinctes, mais d’utiliser une combinaison seringue/aiguille d’un volume maximal de 35 microlitres.
L’EMA insiste aussi sur le fait qu’après l’obtention de cinq doses, le volume restant dans le flacon de vaccin ne permettait pas d’obtenir une sixième dose complète, de 0,3 ml, les professionnels chargés des injections devaient alors jeter le flacon, et ne surtout pas tenter d’obtenir un ajout en piochant dans un autre flacon.
Ajustements
Depuis son autorisation en Europe, le vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech connait ainsi un nouvel ajustement. Après la décision du Royaume-Uni d’allonger le délai du rappel, pour la seconde dose, la France a autorisé depuis le 7 janvier de porter le délai entre les deux injections du vaccin de trois à six semaines. Cela correspond à une recommandation de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM). Celle-ci indiquait dans un communiqué du 7 janvier que si deux doses sont bien nécessaires pour une efficacité optimale du vaccin, le "délai d'administration de la seconde dose peut être envisagé entre 21 et 42 jours au vu des circonstances actuelles spécifiques, afin d'élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires".



