La stratégie d'Ecotone (Bjorg, Bonneterre...) pour conforter sa position de champion du bio

Avec un chiffre d'affaires de 645 millions d'euros en 2020, dont 400 millions réalisés en France, Ecotone, maison mère des marques Bjorg, Bonneterre et Alter Eco, est le champion du bio. Pour conforter sa position, l'entreprise - qui a relocalisé son siège en France - intensifie l'innovation en matière de "sans pesticides" et de "végétal".

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Bjorg relocalise son siège social en France.

En fin d'année 2020, Wessanen est devenu Ecotone. La maison-mère des marques Bjorg, Clipper, Bonneterre, Alter Eco, Little Lunch etc. s'est rebaptisée pour répondre à sa mission de "nourrir la biodiversité". L'entreprise aux 645 millions d'euros de chiffre d'affaires (en 2020) en a également profité pour quitter son siège social aux Pays-Bas et se réinstaller en France, près de Lyon.

"Nous y avions déjà nos centres d'expertise et d'innovation, et nous réalisons actuellement 400 millions d'euros de ventes en France. C'est donc cohérent pour nous de relocaliser", explique Christophe Barnouin, le directeur général d'Ecotone. Le groupe, qui compte neuf usines en Europe, dispose également de deux unités de production en France.

Pour confirmer sa position de premier vendeur de produits biologiques, face aux offensives de plus en plus marquées des géants de l'agroalimentaire comme Danone ou Nestlé, Ecotone s'appuie plus que jamais sur ces deux principaux piliers: le végétal et le bio. Ces segments comptent pour 95 % et 80 % du portefeuille du groupe. "Ce sont nos fondamentaux depuis plus de vingt ans et nous devons continuer d'innover pour maintenir notre leadership", affirme Christophe Barnouin. Le secteur des boissons végétales (conventionnel et bio), dont Bjorg détient 57% des parts de marché, est l'un des segments scrutés avec attention par le groupe français. Tout comme les plats préparés d'origine végétale, comme le confirme le rachat de Danival en 2020

Recherche de nouvelles céréales

"Nous allons également proposer plus de produits ne contenant aucune des neuf espèces végétales sur lesquelles repose aujourd’hui notre alimentation, contre 50 % actuellement", ajoute Christophe Barnouin. Exit le blé, le riz et le maïs, qui seront remplacés par l'épeautre, les amandes ou les lentilles. Et pour faire face aux difficultés d'approvisionnement en céréales bio qui affectent les industriels, Ecotone mise sur la construction de filières. "Nous proposons des contrats de long terme à nos producteurs" détaille le responsable.

B-corp et entreprise à mission 

Mais l'amélioration des recettes n'est pas le seul levier d'Ecotone. Pour se différencier de la concurrence, l'entreprise compte également mettre en avant son image d'entreprise responsable.

Longtemps détentrice du meilleure score de la certification B-corp en France, l'entreprise est également devenue entreprise à mission en 2019. "Les consommateurs achètent plus qu'un produit. Le label B-corp raconte nos pratiques sociales et environnementales et répond aux questions des consommateurs" affirme Christophe Barouin. Ces bonnes pratiques sont particulièrement valorisées chez les clients des épiceries spécialisées, dans lesquelles le groupe commercialise notamment la marque Bonneterre.

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