Suppression de 1 500 postes dans les fonctions support, cession de 500 millions à 1 milliard d’euros d’actifs, ouverture du capital... C’est la stratégie impulsée par Henri Poupart-Lafarge pour mettre fin à la crise qui couve chez Alstom depuis l’annonce d’une consommation de trésorerie bien supérieure aux prévisions.
Le groupe ferroviaire pourrait céder des filiales en Chine et aux États-Unis, sans oublier ses parts dans le russe TMH. Il détenait 20 % du capital et vient de les céder pour 75 millions d'euros début janvier 2024. Objectif : désendetter le groupe de 2 milliards d’euros à l’horizon 2025. La direction sera remaniée lors de l’assemblée générale de juin 2024. Henri Poupart-Lafarge a annoncé qu’il cédait la présidence du conseil d’administration à Philippe Petitcolin (en photo), ex-Safran, âgé de 71 ans.
Le rachat de Bombardier est difficile à digérer
Les problèmes de trésorerie d’Alstom sont, en grande partie, dus à l’intégration de Bombardier, dont la situation était encore moins rutilante que prévue. Mais le problème est aussi lié au retard qu'a pris Alstom dans les livraisons de ses commandes, en France (RER NG, TGV M...) et à l’international. Résultat : la facturation des ventes est décalée quand les achats sont réglés. Henri Poupart-Lafarge prévoit d’être plus vigilant pour les prochains appels d’offres. «Nous ne sommes pas nécessairement à la recherche de commandes pour le volume. Nous devons nous positionner sur les meilleurs marchés, notamment sur le service et la signalisation, plus rémunérateurs que le matériel roulant.»

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3726 - Janvier 2024



