Alors que de plus en plus d’experts du calcul quantique disent résoudre des problèmes présentés comme inaccessibles aux supercalculateurs conventionnels, des travaux de simulation (non quantique) cherchent à les démentir.
Ainsi, des chercheurs de l’université de Bristol, en collaboration avec l’Imperial College de Londres et Hewlett Packard Enterprise (HPE), se sont attaqués à un problème dit d’échantillonnage de bosons. Le même que celui résolu en 2020 par des chercheurs chinois en 200 secondes avec le calculateur quantique photonique Jiuzhang. Ils avaient alors affirmé que cela aurait occupé le meilleur supercalculateur du moment pendant 600 millions d’années... Une durée que les Britanniques assurent pouvoir réduire à 73 jours (voire trois semaines avec un calculateur exaflopique), la faisant entrer dans l’ordre du réalisable.
Ces travaux, publiés dans « Science Advances » fin janvier, risquent peu de déstabiliser l’avantage quantique chinois : mis à jour en 2021, Jiuzhang serait désormais 10 milliards de fois plus rapide que sa version précédente. Mais ils illustrent la course qui se joue entre les calculs quantiques et conventionnels.

Vous lisez un article publié dans le numéro 3704 de L'Usine Nouvelle - Mars 2022



