L’expert du traitement au plasma des déchets dangereux Europlasma a annoncé, le 8 janvier, la signature d’une lettre d’intention portant sur le déploiement de ses solutions de vitrification à haute température (torche plasma) pour traiter les cendres volantes d’un géant chinois des déchets. Ce groupe chinois, dont le nom n’est pas précisé, "exploite un réseau d’une trentaine d’incinérateurs" et vient d’être "choisi pour en développer une quarantaine supplémentaire", précise Europlasma.
"Cette marque d’intérêt vise la réalisation de quatre unités complètes de vitrification des cendres volantes. Les parties prévoient d’ores et déjà, en cas de succès de ce projet, de nouvelles collaborations, pour tous les autres incinérateurs du groupe signataire", précise Europlasma dans un communiqué.
"Les enjeux commerciaux sont très élevés", confirme Jérôme Garnache-Creuillot, PDG d’Europlasma. "À titre d’exemple, indépendamment des revenus connexes récurrents, l’équipement d’un incinérateur chinois de 300 000 tonnes représente plusieurs millions d’euros, or la capacité des futurs incinérateurs sera supérieure au million de tonnes."
Une filiale en Chine prévue depuis décembre 2019

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Europlasma pourra s’appuyer sur sa future filiale chinoise. Car ce contrat intervient dans la lignée de l’accord-cadre signé le 10 décembre entre Europlasma et la ville chinoise de LaiXi, dans la région de Tsingtao (Qingdao, connue en France pour sa bière et sur les marchés de commodités pour son port, lieu de livraison du cours de référence du minerai de fer). Cette collaboration porte sur la création d’une filiale du groupe en Chine et d’un centre de recherche réunissant des universitaires chinois et des experts d’Europlasma.
Une résurrection en bonne voie pour Europlasma
"Nous venons de franchir une étape dans le déploiement d’Europlasma en Chine et plus généralement dans le retournement du groupe", reconnaît Jérôme Garnache-Creuillot. Le groupe français a échappé à la liquidation grâce à sa reprise à la barre du commerce par la société d’investissement luxembourgeoise Zigi Capital (un rebondissement très bien raconté par nos confrères de La Tribune). Un sauvetage rendu possible par la confiance dans Europlasma maintenue depuis 2015 par Pierre Vannineuse, patron de la société de gestion anglaise ABO. Celui-ci a choisi de faire pivoter la société d’un modèle de production très capitalistique à un modèle de construction – opération – transfert.
Parmi les différentes activités d'Europlasma dans les déchets, la part la plus élevée du chiffre d’affaires était réalisée par Inertam (51 des 116 salariés), spécialisée dans l’inertage des déchets d'amiante. A l'arrêt depuis le choix opéré par l’ancienne direction d’Europlasma de délaisser cette activité peu rentable pour concentrer ses efforts sur sa filiale Cho Power (méthanisation des biodéchets et production d’énergie à la biomasse), Inertam devrait redémarrer au premier semestre 2020. En septembre 2019, Inertam a établi un partenariat avec Orano Cycle comprenant la construction d’un centre de R&D sur le site d’Europlasma à Morcenx dans les Landes.



