Europlasma, l’expert de l’inertage par torche plasma des déchets dangereux, a annoncé, le 8 Janvier, la signature d’une lettre d’intention portant sur 'la réalisation de quatre unités de vitrification des cendres volantes" chez un "géant chinois des déchets qui exploite une trentaine d’incinérateurs". Il vient d’être "choisi pour en développer une quarantaine supplémentaire", auxquels le contrat pourrait être étendu, précise-t-il. "Les enjeux commerciaux sont très élevés", assure Jérôme Garnache-Creuillot, son PDG.
"L’équipement d’un incinérateur chinois de 300 000 tonnes représente plusieurs millions d’euros, or la capacité des futurs incinérateurs sera supérieure à 1 million de tonnes." Ce contrat suit l’accord signé, le 10 décembre, pour l’établissement d’une filiale et d’un centre de R & D dans la ville de Laixi, dans la région de Qingdao. "Nous venons de franchir une étape dans le retournement du groupe", reconnaît le PDG. Europlasma a été sauvé de la liquidation à la fin 2018 par le luxembourgeois Zigi Capital, grâce à la confiance maintenue depuis 2015 par Pierre Vannineuse. Le patron de la société de gestion britannique ABO a fait pivoter Europlasma d’un modèle productif très capitalistique à un modèle de construction-opération-transfert. Inertam, sa filiale dédiée aux déchets d’amiante, doit redémarrer au premier semestre 2020, après avoir signé en septembre un partenariat avec Orano comprenant la construction d’un centre de R & D sur le site Europlasma de Morcenx (Landes).



