Pour l’abricot, ça ne roule plus rond. La récolte française 2020 serait la plus faible depuis douze ans (un gel sévère avait fortement affecté la production en 2008) et par rapport à la moyenne des cinq dernières années. 94 500 tonnes seraient collectées, en recul de 30 % par rapport à la campagne 2018-2019.
"L’hiver exceptionnellement doux de 2019-2020 a entraîné des anomalies dans la floraison et la nouaison. Le gel printanier qui a suivi a touché le couloir rhodanien et la Provence", explique le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai. Des maximales supérieures à 20 degrés ont été enregistrées durant l’hiver avant la survenue d’épisodes de gel dans le Gard, le Vaucluse, la Drôme, l’Isère et l’Ardèche. Des bougies et des tours à vent ont été employées dans certains vergers.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la production chuterait de 38 % en un an. Les gelées ont affecté les vergers du Vaucluse pendant la transformation de l’ovaire de la fleur en fruit. Un hiver très doux a pénalisé la floraison, peu abondante, ainsi qu’un climat frais et humide à cette période. Les chutes de fruits ont été plus importantes. En Occitanie, où les surfaces ont également légèrement reculé (-3 %), le ministère prévoit une chute de la récolte de 34 % par rapport à 2019. Dans la vallée de la Garonne, les pluies ont fait chuter trois quarts des fleurs. Dans la vallée du Rhône, des gelées noires fin mars ont touché les vergers de la Drôme et de l’Ardèche. La chute des fruits est importante par endroits, notamment sur certaines variétés précoces.
Chute généralisée de la production dans le sud de l’Europe

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La France n’est pas le seul pays concerné par cette chute des récoltes. La récolte européenne 2020 perdrait 37 % sur un an (401 883 tonnes) et 28 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Il faut remonter à 2003 et à 1998 pour trouver des récoltes plus faibles, avec respectivement 390 000 tonnes et 365 000 tonnes. En 2020, d’après les données agrégées par l’organisation européenne Europech’ fin avril, l’Italie produirait 136 101 tonnes (-56 %), la Grèce 78 500 tonnes (-13 %) et l’Espagne 93 740 tonnes (-15 %).
"Les zones de production méridionales ou méditerranéennes ont connu un hiver exceptionnellement doux, avec peu d’heures de froid et des températures très élevées en décembre et en février avec des maximales parfois supérieures à 25 degrés. Ce climat hivernal n’a pas permis de satisfaire les heures de froid nécessaires à la dormance de certaines variétés d’où une floraison peu abondante, erratique, hétérogène et un déficit de production", constate Europech’.



