Les premiers panneaux d'isolants sortent avec leurs certifications de la nouvelle usine de Saint-Gilles, dans le Gard, indique à L’Usine Nouvelle l’industriel Soprema (siège à Strasbourg, près de 5600 salariés et 5,144 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024).
Le site de la zone d’activités Mitra produit des panneaux isolants à haute performance thermique en mousse rigide de polyuréthane sur 26400m² de surface. Soprema affirme avoir investi globalement plus de 50 millions d’euros hors taxes. La réalisation du bâtiment, imaginé par le cabinet d’architectes montpelliérain Ateliers A+ avec les cabinets Berim et Gaxieu, a coûté 25,7 millions d’euros hors taxes. Annoncé en mars 2021 par Soprema et la communauté d’agglomération Nîmes Métropole, ce projet industriel a obtenu une subvention d’investissement d'1 million de la région Occitanie à la fin 2022.
L’usine comprend une halle de production, des locaux de stockage et techniques, trois halles de stockage des produits finis et un pavillon pour bureaux et vestiaires. Visible de l’autoroute A54, elle affiche une façade de 250 m de long et en proue de bâtiment un auvent persienné en acier.
Des panneaux photovoltaïques en toiture fournissent de l’énergie solaire pour l’autoconsommation. En phase de démarrage, l’usine n’a pas son effectif au complet mais environ 80 personnes seront dédiées à l’usine de mousse polyuréthane en fonctionnement continu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, indique Soprema. L’industriel souhaite garder confidentiel à ce jour la capacité de production. L’usine doit alimenter les marchés du sud de la France, espagnol et italien.
Adrien Guitard - Soprema Une seconde usine «repoussée»
En mars 2021, Soprema indiquait vouloir créer dans la ZAC Mitra une seconde usine de 6000 m², associée à un investissement de 23 millions d’euros, pour produire du matériau isolant (15000 tonnes par an à terme), à base de paille de riz produit en Camargue voisine. «À date, nous n’avons pas signé le terrain initialement prévu, indique à L’Usine Nouvelle la communication de Soprema. Le projet global est donc repoussé mais nous sommes toujours intéressés par ce sujet et notre R&D continue à travailler activement sur ce point.» Associé à ce second projet à Saint-Gilles, le dossier «Rizflex» de Soprema a reçu le soutien de l’agence de la transition écologique Ademe, dans le cadre du programme France 2030.



