La marque Renault veut passer au 100% électrique en Europe en 2030

Renault accélère (encore) sa sortie des véhicules thermiques. Le 13 janvier, la marque au Losange a annoncé qu’elle visait 100% de ventes électriques en Europe en 2030.

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RENAULT MEGANE E-TECH ELECTRIC (BCB)
Renault prépare l'arrivée de la Mégane E-Tech électrique dans les concessions en 2022.

La marque Renault s’engage dans le tout électrique. Jeudi 13 janvier, le directeur général du groupe, Luca de Meo, a revu à la hausse ses objectifs : ne vendre plus que des véhicules électriques en Europe en 2030. Quelques mois plus tôt, en juin, l’entreprise s’était engagée sur un objectif de 90%. « Nous nous sommes mis en tête de préparer les conditions pour que Renault soit une marque 100% électrique sur le territoire européen à horizon 2030 », a annoncé Luca de Meo à l’occasion d’une conférence de presse sur l’avancement de son plan stratégique Renaulution.

La marque française rejoint ainsi la liste de plus en plus longue de constructeurs qui s'engagent à sortir du thermique. « C’est un pari audacieux, mais cela va dans le sens de l’histoire. Cela nous permettra d’atteindre tous les objectifs de décarbonation qui nous sont "imposés" par le régulateur », a argumenté le dirigeant du groupe au Losange.

Luca de Meo a reconnu des incertitudes liées aux infrastructures de recharge et au pouvoir d’achat. « Il faut avoir confiance. Il y a des entreprises 100% électrique qui se portent plutôt bien », veut croire le dirigeant. Luca de Meo a également rappelé les performances de la marque Dacia, qui basculera plus lentement vers l’électrique. « L'électrification va être cohérente avec un positionnement qui nous impose de ne pas augmenter les prix », a-t-il précisé.

Tenir tête aux nouveaux entrants

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Voiture électrique la plus vendue en France en 2021, la Renault Zoe devrait être arrêtée en 2024. Renault espère continuer à séduire le marché européen avec la nouvelle Mégane E-Tech électrique. Dans le cadre du plan Renaulution, le groupe français a ancré sa production de véhicules électriques dans les Hauts-de-France, grâce au pôle ElectriCity qui fédère plusieurs usines. Avec cet écosystème, le constructeur espère atteindre une cadence de 400 000 véhicules électriques par an en 2025.

« L’industrie automobile parle beaucoup de l’usine de Tesla à Berlin (Allemagne), mais notre système complètement intégré va être l'un des plus costauds en Europe », a défendu Luca de Meo. « Il va y avoir beaucoup plus de compétition entre les nouveaux entrants asiatiques et les groupes de la tech. C’est une bataille », a insisté le dirigeant.

Renault poursuit sa « résurrection »

Renault doit présenter ses résultats financiers pour l’année 2021 le 18 février. Malgré la crise des semi-conducteurs, Luca de Meo s’est félicité du bon déroulement de la stratégie Renaulution. La première phase du plan, baptisée « Résurrection », doit se dérouler jusqu'à fin 2022.

« Malgré le demi-million de voitures que nous avons perdues, les choses se sont plutôt bien passées d’un point de vue financier », a relativisé Luca de Meo. « Nous nous étions fixé un objectif de réduction des coûts fixes de 2 milliards d’euros. Nous avons atteint l’objectif en octobre 2021, avec plus d’un an d’avance sur notre plan, s'est réjoui le directeur général. Nous voulions aussi réduire le point mort [ou seuil de rentabilité, ndlr] de 30% en 2023. Nous avons déjà fait mieux que ça en 2021. Nous avons donc deux ans d’avance sur le plan. »

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