Une dizaine d’années après sa reprise à la barre du Tribunal de commerce de Saint-Étienne, en 2015, Anderton castings, anciennement C2FT et ex-filiale du groupe français Sifcor, a retrouvé la juridiction stéphanoise sur sa route. Mais cette fois-ci, l’histoire s’arrête là. L’équipementier automobile basé à Andrézieux-Bouthéon (Loire), à la périphérie de Saint-Étienne, a été placé en redressement judiciaire en juillet dernier.
C'est l’annulation d’un contrat passé avec Fisker, une start-up américaine du secteur du véhicule électrique récemment placée en faillite, qui a été fatal à l'entreprise. Cette dernière a été liquidée par le tribunal de commerce, le 9 octobre dernier.
Un plan d’investissement de 25 millions d’euros annoncés en 2021
En quête d’un repreneur, Anderton castings, spécialisé dans la fabrication de pièces en aluminium pour les liaisons au sol (bras de suspension, porte-fusée, pivots avant et arrière, supports d’amortisseurs…), n’a enregistré aucune réponse à l’appel d’offres lancé via son administrateur judiciaire.
L'entreprise était détenue par un ancien diplômé de l’École nationale supérieure des Mines de Saint-Étienne et son épouse, et présidée par Serge Dupin depuis un an. Elle employait près de 90 personnes et avait enregistré un chiffre d’affaires flirtant avec les 25 millions d’euros en 2023 (avec 150 salariés) contre 9,4 millions en 2022.
Il y a quatre ans, son dirigeant de l’époque, Richard Musy, avait annoncé un plan d’investissement de 25 millions d’euros sur la période 2021/2025 avec une dizaine de millions d’euros consacrée à la modernisation de l’outillage qui devait être financée par ses clients. Anderton Castings avait prévu d’investir 2,5 millions d’euros dans l’extension de son site qui serait passé de 5000 à 9500 mètres carrés et avait prévu d’effectuer 130 recrutements sur cinq ans. Les travaux n’ont finalement jamais débuté.



