Au cours d’un premier Comité social et économique extraordinaire qui s’est tenu lundi 4 juillet à Caudan (Morbihan) au siège de La Fonderie de Bretagne, a été dévoilé le nom du candidat à la reprise de cette filiale de Renault, à vendre depuis de nombreux mois. Le fonds d’investissements allemand Callista Private Equity (Munich) se propose de reprendre les activités de la fonderie qui fabrique des pièces - bras de suspension, coudes d’échappement… - principalement pour son actionnaire Renault. Le candidat s’engage à conserver, au moins pendant deux ans, les 285 emplois en CDI de l’entreprise bretonne.
Un second Comité social et économique extraordinaire aura lieu le 11 juillet pour que Callista Private Equity puisse détailler son projet aux représentants du personnel. Le groupe Renault annonce d’ores et déjà qu’il engagera 32 millions d’euros sur trois ans pour moderniser le site de Caudan afin de l’accompagner dans ses diversifications avec, notamment, la création d’une équipe commerciale dédiée. Renault a aussi prévu de passer des commandes à hauteur de 26 000 tonnes de pièces en 2025.
Les salariés inquiets d'un possible échec de la reprise
Les salariés de La Fonderie de Bretagne sont pour le moment dubitatifs. Ils craignent un éventuel « échec » à moyen terme de cette reprise, qui risquerait de se traduire par la fermeture du site dont les pertes sont évaluées à 110 millions d’euros au cours de la décennie écoulée.
Loïg Chesnais-Girard, le président de la région Bretagne et Fabrice Loher, président de Lorient Agglomération, ont publié un communiqué commun dans lequel ils estiment que « l’annonce d’un repreneur est une bonne nouvelle ». Ils souhaitent que le projet futur puisse « comporter des garanties à même de rassurer les salariés et de s’inscrire dans la durée ». Ils indiquent également rester « à l’écoute de chacun pour faciliter la mise en œuvre de cette étape nouvelle ».



