La fin de la grève chez Vencorex entraîne le déblocage du site

L’ensemble des syndicats du chimiste Vencorex situé au sud de Grenoble (Isère) ont signé un accord de sortie de grève. Entraînant des conséquences en cascade pour la filière, affectée par le blocage du site depuis deux mois.

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AFP NE PAS REUTILISER Vencorex
Après 63 jours de conflit, la grève est levée chez Vencorox, mais les incertitudes sur l'avenir de l'usine demeurent.

C’est la fin d’une mobilisation de 63 jours. À la veille de Noël, la CGT a signé un protocole de fin de conflit, rejoignant les deux autres syndicats de Vencorex, la CFDT et CFE-CGC qui en avaient fait de même la semaine d’avant.

Conséquences : les salariés vont reprendre le travail et débloquer la plateforme ainsi que la vanne du pipeline d’éthylène, qui passe par le site et dessert notamment quatre usines Ineos, KemOne et LyonDellBasell dans les Bouches-du-Rhône et en Moselle. Faute d’approvisionnement, le site Ineos de Sarralbe (Moselle) a ainsi dû mettre au chômage partiel ses 200 salariés.

Le ministre de l'Industrie Marc Ferracci "salue l'esprit de responsabilité de la direction de Vencorex et des syndicats représentifts des salariés" permettant  "la reprise de l'activité de la plate-forme chimique et la réouverture de la vanne du pipe Transalpes", dans une déclaration transmise à L'Usine Nouvelle.

Une grande partie des employés du chimiste isérois s’étaient mis en grève en octobre dernier à la suite du placement en redressement judiciaire de leur entreprise et, surtout, de l’annonce de la seule offre de reprise, émise par le groupe chinois Wanhua, son principal concurrent. Ce dernier ne prévoit de reprendre que 54 emplois sur les 450 que compte Vencorex.

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Pour mettre fin au mouvement social, la direction de l’entreprise, détenue par le groupe thaïlandais de pétrochimie PTT GC, s’est engagée à verser une indemnité supra légale de 40000 euros par personne, pour les salariés menacés par le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Crainte d'en effet domino

La fin du conflit ne résout toutefois aucunement la question industrielle des plateformes chimiques voisines de Pont-de-Claix et de Jarrie. Avec l’effondrement de Vencorex, usine au cœur de cet écosystème (6 000 emplois directs et indirects), les acteurs locaux craignent un funeste effet domino, après la fin de sa période d’observation, le 10 mars prochain. À tel point que Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble, vient de demander au Premier ministre François Bayrou de nationaliser temporairement Vencorex.

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