L'Usine Nouvelle. - Comment Lactalis France s'est il organisé pendant l'épidémie de Covid-19 ?
Jean-Baptiste Vallée: Nos activités de production n'ont jamais cessé de fonctionner depuis le début de la crise. Lors des premières semaines, nous avons fait face à un absentéisme de 10 % environ, qui est vite retombé à un niveau habituel. Sur la même période, nous avons également dû gérer une hausse de la demande des consommateurs. Pour faire face à cette situation, nous avons activé, en interne, trois principaux leviers.
D'une part, nous avons pu compter sur la polyvalence de nos salariés pour intervenir sur les chaînes de production les plus tendues. Nous avons aussi lancé un appel à volontaires au sein du groupe. Une centaine de personnes y ont répondu favorablement et sont venus en soutien des équipes de production. Enfin, certains de nos collaborateurs se sont rendus disponibles pour se déplacer sur les sites de production où la demande était la plus forte. En parallèle, nous avons continué de faire appel à l'intérim et avons lancé le recrutement de 250 nouveaux CDI.
Avant l'épidémie, l'agroalimentaire éprouvait des difficultés à recruter. Pensez-vous que la situation sera différente au sortir de la crise ?

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Il y a, chez plus en plus de salariés, une quête de sens dans leur univers professionnel. La crise que nous vivons a mis en évidence l'importance du secteur de l'agroalimentaire pour la résilience du pays et l'intérêt de participer à l'alimentation des Français. D'une certaine façon, l'épisode que nous vivons va revaloriser les métiers de l'agroalimentaire et cela sera un atout pour mener à bien nos recrutements.
Par ailleurs, le marché de l'emploi sera probablement moins tendu à la sortie de cette crise qu'il ne l'était avant. Pour le recrutement, nous continuerons de passer par les forums organisés dans les écoles mais mettons également l'accent sur le digital. La suppression des grands salons dans les mois à venir nous oblige à adapter notre stratégie et à participer à des forums en ligne pour recruter à distance.
En début d'année, vous aviez annoncé la création d'un Centre de formation d'apprentis (CFA), qu'en est il de ce projet ?
Plus que jamais, nous tenons à mettre en place ce projet. Ce CFA ouvrira ses portes en septembre 2021 et comptera jusqu'à 150 salariés.L'objectif de cette formation est de faciliter le recrutement des jeunes sur les métiers en tension et maintenir les compétences au sein du groupe. Nous allons ainsi avec des formations sur la production, la maintenance et la supply-chain à des niveaux allant jusqu'aux diplômes d'ingénieur.



