TotalEnergies a présenté jeudi 27 juillet ses résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2023. Ces chiffres, bien que solides, présentent un net repli par rapport à l’année dernière et sont également inférieurs aux attentes de certains analystes. La multinationale a enregistré un résultat net ajusté à 11,5 milliards de dollars (-39%) sur le premier semestre et à 5 milliards sur le deuxième trimestre (-49%). Le chiffre d’affaires du groupe baisse également de 17% sur le premier semestre, pour atteindre 119 milliards de dollars. La clôture du deuxième trimestre présente des chutes particulièrement fortes, avec des revenus de 51,53 milliards de dollars (-27%), un Ebitda de 11,11 milliards (-41%), un cash-flow des opérations de 9,90 milliards (-39%).
De gros projets dans les cartons
Même si toutes les activités sont concernées par une réduction de la rentabilité hormis l'électricité, la dégringolade des prix du gaz a particulièrement impacté TotalEnergies ces derniers mois, tout comme la diminution de la demande due aux stocks encore élevés en Europe. Les concurrents du groupe, tels Shell et ExxonMobil en ont également subi les conséquences. Au premier semestre, TotalEnergies a enregistré, par rapport à la même période l'année dernière, une baisse de sa production d’hydrocarbures de 10%, mais de 28% pour le gaz seul, tandis que la production de pétrole a augmenté de 9%. Le deuxième trimestre n’a pas été profitable non plus à la gestion de portefeuille du géantt tricolore, qui avait misé sur le gaz naturel liquéfié (GNL) dans une stratégie de diversification. Le GNL a vu en effet ses prix se contracter de 30% en un an.
La major pétrolière se montre néanmoins optimiste pour la suite grâce à de gros projets à venir (multi-énergies en Irak, pétrochimique en Arabie saoudite, dans les énergies renouvelables avec l’acquisition de Total Eren…). Le groupe maintient d’ailleurs son plan d'investissements de 16 à 18 milliards de dollars en 2023, dont 5 milliards dans les énergies bas carbone telles que l'éolien, le solaire et le biométhane, ainsi que sa politique de dividendes, qui consiste à racheter pour 2 milliards de dollars de ses actions chaque trimestre. La multinationale a d’ailleurs annoncé le versement du deuxième acompte sur dividende de 0,74 euro par action, au titre de l’exercice 2023, en hausse de 7,5 % par rapport à 2022.



