L’arbitre du commerce mondial symboliquement appelé à la rescousse. Le 9 août, la Chine a indiqué avoir saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) après que l’Union européenne a décidé d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques chinois (ou fabriqués en Chine).
«Nous demandons instamment à l’UE de rectifier immédiatement ses mauvaises pratiques et de préserver conjointement la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’UE ainsi que la stabilité de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie des véhicules électriques», écrit le ministère chinois du Commerce dans un communiqué, dénonçant le «manque de base factuelle et juridique» de Bruxelles pour justifier sa décision.
Stopper l'offensive des constructeurs chinois
L’Europe invoque le fait que les subventions dont bénéficient les constructeurs en Chine distordent la concurrence au sein du marché unique, au détriment des champions européens. Après une enquête de plusieurs mois sur le terrain, les Vingt-Sept ont décidé depuis le 5 juillet d’appliquer au cas par cas une surtaxe provisoire, en sus des 10 % déjà en vigueur. La Commission européenne a jusqu’à fin octobre pour adopter une surtaxe définitive, applicable pour une durée de cinq ans.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3734 - Septembre 2024



