EVerZom décroche 3 M€ de Bpifrance pour industrialiser sa production d'exosomes

La biotech parisienne veut accélérer sur la montée en échelle de son procédé, avant de démarrer l'évaluation clinique de ses produits.

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Jeanne Volatron - EVerZom 2
Jeanne Volatron, p-dg et cofondatrice d'EVerZom.

EVerZom poursuit son développement. Dans le cadre du plan de relance France 2030, la biotech française a décroché la première place de l’appel à projets « Biothérapies et Bioproduction de Thérapies Innovantes ». Une distinction accompagnée d’un financement de 3 millions d’euros versé par Bpifrance, que la start-up entend utiliser pour accélérer l’industrialisation de sa plateforme de bioproduction d’exosomes. « Grâce à notre technologie brevetée utilisant notamment la mécanique des fluides, nous sommes capables de produire 10 fois plus d’exosomes, en 10 fois moins de temps que via les méthodes classiques », expose Jeanne Volatron, p-dg et cofondatrice d’EVerZom.

Les exosomes sont de petites vésicules biologiques que la biotech extrait de cellules souches mésenchymateuses, reconnues pour leurs propriétés régénératives et immunomodulatrices. « Les exosomes présentent plusieurs avantages parmi lesquels une bonne biodisponibilité, un stockage facile et une stabilité importante », poursuit la dirigeante.

Deux produits à avancer

Le financement doit permettre la montée en échelle de son procédé et la production à un volume de 50 litres, soit la quantité nécessaire pour atteindre une fabrication compatible avec les phases cliniques et la commercialisation éventuelle. EVerZom veut avancer le développement de ses deux-candidats médicaments, EVerGel et EViv, et les mener jusqu’en phase clinique. Son candidat le plus avancé, EVerGel, associe les exosomes à un biomatériau hydrogel, permettant ainsi une libération prolongée du biomédicament au niveau des fistules périanales complexes, une pathologie liée à la maladie de Crohn.

Encore au stade préclinique, le candidat-médicament a déjà montré des premiers signes d’efficacité. Dans un modèle porcin, EVerGel a permis une cicatrisation complète dans 87 % des cas après un mois. Le médicament pourrait entrer en clinique dès 2026, en vue d’une commercialisation en 2030. Moins avancé, EViv est un biomédicament administré en intraveineuse et évalué contre les maladies hépatiques.

Des applications multiples et des partenariats en cours

Mais la biotech ne compte pas s’arrêter là. De par leurs propriétés uniques, les exosomes peuvent avoir des applications dans plusieurs aires thérapeutiques. « Nous envisageons déjà d’étendre nos développements à la cicatrisation des tissus digestifs, à la dermatologie, à la régénération hépatique ou encore à l’ophtalmologie ».

En plus de son portefeuille, la biotech réalise des prestations de services pour des tiers, industriels ou académiques. « Nous avons déjà noué plus d’une vingtaine de partenariats dans les domaines de la santé humaine, animale et de la cosmétique », explique Jeanne Volatron. 

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