Le site Toyota d’Onnaing, près de Valenciennes dans le Nord, a dû fermer le 22 décembre, faute de pièces ne pouvant être livrés depuis le Royaume-Uni.
En effet, la découverte d’une souche mutante du coronavirus sur le territoire anglais avait entraîné le 20 décembre la fermeture des frontières et l’arrêt des transports de marchandises avec certains pays européens, dont la France, et ce, pendant 48 heures. Un coup dur pour l’usine qui produit actuellement sa nouvelle Yaris. Travaillant en flux tendu et ayant l’équivalent de 7 heures de stocks, la direction avait opté pour un arrêt programmé afin d’éviter la pénurie de pièces.
Sept camions par jour

- 58.7+6.53
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
Mais depuis la reprise des liaisons le 23 décembre, l’usine nordiste a pu être réapprovisionnée dès lundi 28 décembre. Sur les 3 000 pièces constituant la Yaris, une dizaine est approvisionnée depuis le Royaume-Uni. Parmi elles, des feux arrières, des radiateurs, des antennes ou encore des pommeaux de levier de vitesse. Ce qui représente l’équivalent de sept camions livrés chaque jour à Onnaing.
La direction estime que cet arrêt, imprévisible, représente un retard de production de 2 000 voitures. Mais, elle se veut rassurante, elles seront produites en début d’année 2021. L’accord de modulation en vigueur au sein de l’entreprise prévoit le paiement des journées non travaillées aux salariés, qui les rattraperont début 2021.



