Traditionnellement, le site de Toyota Onnaing, près de Valenciennes (Nord), se met à l’arrêt tous les ans les 24 et 25 décembre. Mais cette année, déjà bien particulière, continue à subir les conséquences du coronavirus. Cette fois-ci, c’est une variante du Covid-19, découverte en Grande-Bretagne, qui joue les perturbateurs. Par mesure de précaution, les liaisons sont interrompues avec la Grande-Bretagne.
Arrêt contrôlé pour anticiper la pénurie
Conséquence, Toyota Onnaing, qui possède environ 7 heures de stocks, redoute des pénuries de pièces nécessaires à la construction de la Yaris et opte pour un arrêt contrôlé de sa production. Ainsi, le site est à l’arrêt depuis ce mardi, et la direction espère une reprise de l’activité dès ce lundi 28 décembre, dans l’après-midi. « Avant, les stocks étaient dans les entrepôts, maintenant les stocks sont sur les routes dans les camions, a regretté Eric Pecqueur, délégué CGT. C'est le principe des flux tendus. »
Les deux usines anglaises du géant japonais de l’automobile connaissent le même sort. L’apparition de cette nouvelle variante a isolé le pays, plusieurs Etats européens ayant annulé leurs vols. La France a, pour sa part, suspendu depuis le 20 décembre au soir tous les déplacements de personnes provenant du sol britannique, y compris ceux liés aux transports de marchandises.



