Le centre de calcul de l’université de Stuttgart, en Allemagne, inaugure ce 19 février 2020, officiellement son nouveau supercalculateur "Hawk". Avec une puissance de calcul crête de 26 petaflops (1 petaflops équivaut à 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde), il s’impose comme le troisième supercalculateur le plus puissant d’Europe après le HPC 5 de l'énergéticien italien Eni (51,7 petaflops) et le Piz Daint du centre de calcul intensif suisse (27,1 petaflops) et huitième dans le monde. Il représente un investissement de 38 millions d’euros, financé à moitié par des fonds publics du Lander de Bade-Wurtemberg.
Des processeurs Epyc d'AMD
Alors que l’écrasante majorité des supercalculateurs s’appuient sur des processeurs Xeon d’Intel, le Hawk est construit par HPE avec des processeurs Epyc d’AMD. Il en combine plus de 11 250 exemplaires, ce qui en fait la machine de calcul intensif utilisant le plus grand nombre de cette puce. Il est associé à une capacité de stockage totale de 25 petaoctet.
Université de Stuttgart Inuaguration officielle de Hawk (crédit photo: université de Stuttgart)
Le centre de calcul de l’université de Stuttgart disposait jusqu’ici du Hazel Hen, un supercalculateur signé Cray et offrant une puissance de calcul crête de 7,4 petaflops. Le Hawk multiplie donc ses capacités de calcul par un facteur 3,5. De quoi ouvrir de nouveaux domaines d'application académiques et industriels et permettre aux scientifiques et ingénieurs de mener des recherches sur des phénomènes de plus en plus vastes et complexes.
Ouvert à 10% aux industriels
Parmi les futurs domaines d'application de Hawk, figurent l’optimisation de l'efficacité énergétique des éoliennes, des moteurs et des centrales électriques, et l’amélioration les performances aérodynamiques dans l’aéronautique et l’automobile. Pour la première fois, il deviendra possible de réaliser une simulation détaillée de la génération de bruit pour un avion entier, ou de calculer les interactions complexes entre les modèles climatiques mondiaux et régionaux pour établir des prévisions à moyen terme du changement climatique.
Destiné en priorité à la recherche académique, ce nouveau monstre du calcul sera ouvert à 10% de sa capacité aux industriels du Bade-Wurtemberg. Plus de 40 entreprises, en majorité des ETI et PME-PMI, accèdent aujourd’hui au centre de calcul de l’université de Stuttgart.



