Depuis 2014, au cœur du Tarn, Trifyl produit un hydrogène vert bleu.
Ce syndicat départemental de valorisation des déchets opère une unité pilote de production d’hydrogène renouvelable à partir de biogaz, d’une capacité journalière de 10 kg. C’est le fruit d’un désir des élus de valoriser le biogaz aussi dans le transport, et d’une collaboration avec l’École des mines d’Albi qui a développé une technologie d’extraction de l’hydrogène du gaz par vaporeformage adaptée au biogaz de décharge, qui contient jusqu’à 40 % de CO2 et de l’oxygène. Ce démonstrateur alimente une station multi-énergies et un véhicule utilitaire à pile à combustible utilisé par Trifyl. Il va être démonté et adapté pour un test d’un an sur un site de Veolia ou de Suez, en 2021.
Trifyl a de son côté déposé auprès de la Région un projet de production industrielle (600 kg ou 1,2 t/jour) de ce biohydrogène, qui sortirait à 7 euros par kg, donc compétitif avec le diesel, pour alimenter les bus développés par Safra. Le CO2 serait valorisé sous forme de bicarbonate de sodium, utilisé dans l’agroalimentaire ou la dépollution des fumées.



