Une mine de tungstène en Espagne, une de graphite en Roumanie, un site de raffinage pour le germanium en Belgique… La Commission européenne a dévoilé, fin mars, une liste de 47 «projets stratégiques» destinés à renforcer la production de matières premières en Europe.
Ces projets ont pour objectif de sécuriser l’approvisionnement en lithium (22 projets), en nickel (12), en cobalt (10), en manganèse et en graphite, «qui bénéficieront notamment à la chaîne de valeur des matières premières de batteries dans l’Union européenne». Répartis dans treize pays membres, ils couvrent toute la chaîne de valeur, de l’extraction au raffinage et recyclage. Ils s’inscrivent dans le cadre du règlement sur les matières premières critiques, entré en vigueur en mai 2024, qui vise à consommer au moins 10 % de matières extraites dans les pays de l’Union, 40% transformées localement et 25% provenant du recyclage.
9 sites en France
Avec neuf sites potentiels retenus, la France concentre le plus grand nombre de projets identifiés, devant l’Espagne. Y figurent notamment ceux d’Eramet, d’Imerys et de Viridian Lithium dans la production de lithium, ainsi que d’autres dans le recyclage de terres rares et de batteries et le raffinage de graphite et d’autres métaux stratégiques. Ces projets disposeront de procédures accélérées et d’un accès facilité au financement. Tous n’aboutiront pas forcément : reconnu comme stratégique, l’investissement de Tokai Carbon en Savoie pour produire du graphite destiné aux anodes de batterie a été mis en pause mi-mars. La Commission a déjà prévu de lancer un nouvel appel à candidatures pour d’autres projets stratégiques avant la fin de l’été.

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025



