À Sandouville (Seine-Maritime), les 2 450 salariés de l’usine de carrosserie montage de Renault ont le sourire. C’est leur usine, qui fabrique le célèbre Trafic, qui produira la future génération de véhicules électriques du constructeur à partir de 2026. L’annonce, dans les tuyaux depuis plusieurs mois, a été officialisée en mars à l’occasion d’une visite du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et du maire du Havre, Édouard Philippe, en compagnie de Luca de Meo, le patron du groupe. Cette production permettra de créer 550 postes sur quatre ans (400 CDI et 150 CDD).
Une première transformation en 2014
Un investissement industriel de 300 millions d’euros est également au programme. La majorité sera injectée dans l’outil industriel, notamment dans la bâtisse à deux étages, qui date des années 1960, mais dont les installations sont dignes des standards actuels du secteur automobile.
Selon un syndicaliste, l’atelier de tôlerie pourrait être modernisé et les convoyeurs qui transportent les châssis sur la ligne d’assemblage rehaussés afin de pouvoir accueillir les packs de batteries insérés sous le véhicule, fournis notamment par le fabricant dunkerquois Verkor. Autrefois spécialisée dans la fabrication de véhicules haut de gamme de Renault (Vel Satis, Espace, Safrane, Laguna…), mais peu rentable, l’usine normande a changé de braquet en 2014 pour produire des véhicules utilitaires. Une transformation salutaire.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3730 - Mai 2024



