À Lavera (Bouches-du-Rhône), l’unité de gel hydroalcoolique annoncée le 31 mars est déjà entrée en service. Ineos prévoit désormais d’en construire une seconde en France, sur son site industriel d’Étain, dans la Meuse, qui recense 52 salariés. Un projet annoncé mercredi 8 avril. Avec une entrée en service prévue d’ici 10 jours, pour des capacités d'un million de flacons par an. L’objectif est de fournir très rapidement des hôpitaux en région parisienne, dans le Nord et l’Est de la France, soit des régions particulièrement frappées par la pandémie de Covid-19, ainsi que les hôpitaux en Belgique.
Quelques dizaines de millions d'euros pour quatre unités en Europe
L’investissement pour ce projet n’a pas été dévoilé. Selon un porte-parole d’Ineos, le groupe investit quelques dizaines de millions d’euros dans l’ensemble du projet d’urgence de construire en Europe des capacités de gels hydroalcooliques afin de répondre à la crise sanitaire du Covid-19. Cette unité lorraine sera la quatrième unité de gel hydroalcoolique construite par Ineos en quelques semaines, après des projets mis en place en Allemagne, au Royaume-Uni et donc à Lavera en France.
Ineos produit les intermédiaires

- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 95.92+1.23
9 Avril 2026
Pétrole Brent contrat à terme échéance rapprochée$ USD/baril
Chaque unité dispose de capacités d'un million de flacons par an, avec des possibilités de les renforcer au besoin, selon Ineos. Le pétrochimiste, qui n’était pas sur ce segment auparavant, est l’un des plus grands fournisseurs européens de deux matières premières pour ces gels : de l’isopropanol et de l’éthanol.
Ineos dispose en Europe de près d'un million de tonnes par an de capacités pour ces intermédiaires, avec des unités de production sur son gigantesque complexe pétrochimique de Grangemouth, en Écosse, à Herne en Allemagne, ainsi qu’à Lavera. Le groupe assure que ces unités tournent aujourd’hui à plein régime, avec des volumes qui ont été mobilisés ces dernières semaines pour les applications sanitaires et médicales.
Projet d'urgence, activité régulière possible
Si ces unités de production de gels hydroalcooliques sont destinées à répondre à l’urgence sanitaire actuelle, elles pourraient toutefois être maintenues à l’avenir et constituer une activité régulière d’Ineos selon un porte-parole. Lequel précise que le chimiste britannique dispose après tout des "connaissances chimiques, des compétences et des matières premières pour ces productions".
L’usine d’Ineos à Étain, dont la future unité de gel sera alimentée en matières premières depuis le complexe allemand de Herne, est spécialisée dans la production de résines de polyester insaturé. Le groupe a repris en main les installations en 2018 après l’acquisition de la branche des matériaux composites du chimiste américain Ashland pour 1,1 milliard de dollars (environ 1 milliard d'euros).



