Ineos entre à son tour dans la lutte contre la pénurie de gel hydroalcoolique pour prévenir la propagation du coronavirus dans la population. Le groupe chimique a annoncé le 31 mars qu’il va implanter dans les dix jours sur son site de Martigues Lavera (Bouches-du-Rhône) sa troisième unité de production
après celles lancées dans le nord de l’Allemagne et près de Middlesbrough en Ecosse, au Royaume-Uni, dans la mesure où, avec près d’un million de tonnes, il est le principal producteur européen de deux matières premières nécessaires à la fabrication de cette solution (alcool isopropylique et éthanol) au degré d’exigence de l’Organisation mondiale de la santé.
Selon Ineos, cette unité sera dotée d’une capacité d’1 million de bouteilles par mois, comme ses deux homologues écossaise et allemande qui ont déjà commencé à produire. Les produits seront fournis gracieusement et prioritairement durant la période de crise aux établissements hospitaliers mais ils seront conditionnés et vendus aussi en format de poche pour la France et l’Europe, notamment pour les écoles, les entreprises, les supermarchés... Le montant de l’investissement n’est pas dévoilé par le groupe.
"Ces trois usines au Royaume-Uni, en Allemagne et en France contribueront à produire de très larges réserves. Si nous pouvons trouver d’autres manières d’aider à combattre le coronavirus, nous sommes absolument déterminés à faire notre part", explique Sir Jim Ratcliffe, fondateur et président d’Ineos, également propriétaire en Provence-Alpes-Côte d’Azur du club de football de l’OGC Nice.
Ineos réalise un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros avec 22 000 salariés sur 183 sites dans 26 pays.



