Après deux ans de construction, le géant de la chimie vient de lancer « le plus grand électrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM) d’Allemagne », sur son Verbund de Ludwigshafen. L’installation, qui permet de produire de l’hydrogène vert à partir de l’électrolyse de l’eau, au moyen d’électricité renouvelable, dispose d’une puissance de 64 mégawatts, avec la capacité d’alimenter le Verbund, au rythme d’une tonne par heure. Au total, elle peut produire 8 000 tonnes d’hydrogène par an.
Le ministère fédéral allemand de l'Économie et de la Protection du climat a financé ce projet baptisé « Hy4CHem » à hauteur de 124,3 millions d'euros, dont 37,3 M€ fournis par le gouvernement du Land de Rhénanie-Palatinat. Quant à BASF, il a investi environ 25 M€.
Construit en collaboration avec le spécialiste allemand de la construction de centrales électriques Siemens Energy, l'électrolyseur est intégré à l'infrastructure - et donc à la production - du Verbund, détaille BASF. Un cas unique, selon le groupe. Au total, 72 modules – éléments dans lesquels se déroule l’électrolyse – ont été installés. À la sortie de l’électrolyseur, l’hydrogène est injecté dans le réseau d’hydrogène du site et distribué aux usines comme matière première pour fabriquer des produits chimiques à faible empreinte carbone (ammoniac, méthanol, vitamines).
En remplaçant l’hydrogène d’origine fossile (produit par reformage à la vapeur du gaz naturel) par cet hydrogène vert, BASF aurait le potentiel de réduire les émissions de GES de son Verbund jusqu’à 72 000 t/an. En plus de son utilisation personnelle, BASF prévoit de fournir une partie de cet hydrogène vert au secteur de la mobilité dans la région métropolitaine Rhin-Neckar. Son ambition étant d’y soutenir le développement d’une économie de l’hydrogène.



