Le gazier français Air Liquide et la compagnie néerlandaise Vopak unissent leurs expertises pour étudier le craquage de l’ammoniac bas-carbone en hydrogène à Singapour.
Ils envisagent l’implantation d’infrastructures d’importation, de stockage et de manutention d’ammoniac, ainsi que l’installation d’unités de craquage sur le terminal Banyan de Vopak (port de Singapour). Ceci dans le but de distribuer l’hydrogène produit via un réseau dédié de pipelines. Air Liquide, qui a récemment mis au point un procédé exclusif de ce type, apportera les compétences technologiques, tandis que Vopak, expert dans la fourniture de solutions de stockage et d’infrastructures, assurera les services connexes.
« Nous sommes ravis de collaborer avec Air Liquide pour accélérer l'adoption et la commercialisation du craquage industriel de l'ammoniac à Singapour », a déclaré Rob Boudestijn, président de Vopak Singapour. Pour Air Liquide, ce type de projet est déjà réalité. En mars 2023, la société a démarré la construction d’une usine de craquage d’ammoniac en hydrogène, dans le port d’Anvers, en Belgique.
À l’heure actuelle, l’hydrogène, volatil et inflammable, est acheminé sous forme d’ammoniac. Ce dernier est produit dans des régions où l’énergie renouvelable est abondamment disponible. Dans le pays d’arrivée, il est reconverti grâce à une technologie économe en énergie, ce qui permet l’obtention d’un hydrogène à faible teneur carbone, servant à décarboner la production d’électricité locale. Mais l’ammoniac peut aussi être utilisé comme carburant maritime bas-carbone pour les navires.



