Hopium prend un virage stratégique avec la pile à combustible

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Hopium Machina
Hopium veut proposer sa technologie à des industriels hors secteur automobile.

Pas si facile de devenir le Tesla français de l’hydrogène. En difficulté financière, Hopium cherche à retrouver la confiance des investisseurs. En avril, la start-up aux 100 salariés a présenté une nouvelle stratégie : sans abandonner son projet de luxueuse berline à hydrogène, l’entreprise compte «prioriser» le développement de sa pile à combustible pour la proposer à d’autres industriels.

La jeune pousse a développé en interne sa propre pile, l’élément au cœur de la performance des véhicules à hydrogène. «Si on compare un stack de la concurrence avec le nôtre, à la même puissance, nous sommes 20% plus léger», affirme Fabien Guimard, le responsable du département pile à combustible chez Hopium. L’entreprise veut décliner sa technologie en différentes gammes de puissance allant de 20 kW (pour réaliser par exemple des prolongateurs d’autonomie) à presque 2 MW pour adresser les besoins de la mobilité lourde, que ce soit dans le transport routier, le maritime ou le ferroviaire.

«Dans chaque marché, nous avons des discussions en cours. Nous visons une commercialisation dès 2025», projette Olivier Lombard, le fondateur d’Hopium. La start-up s’aventure malgré tout dans un territoire très concurrentiel. Plastic Omnium produit déjà des piles en Allemagne avec ElringKlinger tandis que Faurecia et Michelin déploient de grands moyens pour démarrer leur production à Saint-Fons (Rhône) au second semestre 2023.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3718 - Mai 2023

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