Depuis 2017, H2SYS conçoit et fabrique des systèmes pile à combustible et des groupes électrogènes à hydrogène à Belfort (Territoire de Belfort). Installée depuis sa création dans un atelier de fabrication de 1 000 m² avec 200 m² d’extérieur dédiés au stockage de l’hydrogène et aux essais, l’entreprise a été retenue dans le cadre du programme French Tech 2030 en raison de la maturité technologique de son projet et de son haut potentiel de croissance. Son projet, évalué à 10 millions d’euros, va aboutir à la création d’une usine à l’horizon 2025.
«L’usine, prévue dans le nord Franche-Comté fera 5 000 m² auxquels s’ajouteront 2 000 m² d’extérieur et 1 000 m² de bureaux. Nous finalisons l’administratif pour un terrain disponible de deux fois 25 000 m² afin d’avoir une réserve foncière pour l’avenir», précise Sébastien Faivre, PDG d’H2SYS. Le dirigeant souligne par ailleurs le choix de rester dans un territoire dynamique sur la question de l'hydrogène, avec l’implantation d’acteurs comme McPhy ou Inocel.
Réduire les émissions, gagner en autonomie
Alors que l’atelier actuel comprend deux lignes de production dédiées aux six produits standards d’H2SYS et une ligne consacrée aux produits spécifiques, la nouvelle usine permettra de travailler en parallèle sur l’ensemble des produits tout en facilitant la manutention et la logistique, notamment avec l’installation d’un pont roulant. «Nous passerons d’une capacité de production actuelle d’environ 150 machines par an à 800 ou 1 000 machines annuelles, chiffre le PDG. Nous allons aussi passer de la fabrication par lot à une production en série avec des zones dédiées aux produits spécifiques et une zone en cours d’évolution en fonction de la demande.»
Pour Sébastien Faivre, il s’agit d’accompagner l’augmentation des commandes. Déjà, son chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros en 2022 a doublé par rapport à 2021. Ses produits s’adressent aussi bien aux acteurs du bâtiment et des travaux publics qu’au secteur de la maintenance, qu’elle soit ferroviaire, électrique ou gazière, ainsi qu’à la filière évènementielle. «Nos clients viennent de secteurs où les groupes électrogènes sont utilisés en source principale, mais aussi ceux où le groupe électrogène intervient en cas de panne pour assurer l’alimentation électrique comme les casernes, les péages, les aéroports, les antennes télécom…», détaille-t-il.
Pour les clients d’H2SYS, le recours à des groupes électrogènes fonctionnant à l’hydrogène participe à la réduction de leur empreinte carbone, désormais indicateur extra financier majeur. Selon une comparaison effectuée par l'Ademe et H2SYS, un groupe électrogène au diesel (soit 80% du marché) émet trois fois plus de CO2 qu'un groupe à l'hydrogène. Avec un atout supplémentaire, ajoute Sébastien Faivre, «leur autonomie énergétique, avec des investissements qui se font en France».



