Après Facebook, c'est au tour de Google. Le géant américain du numérique s'est aussi lancé dans le défi de devenir plus que « water positive », et donc de renvoyer l'équivalent de 120% des quantités d'eau consommée par l'entreprise. L'objectif : réduire la consommation d'eau, tout en préservant les cours d'eau naturels et l'accès à l'eau potable. Pour ce faire, l'entreprise compte notamment utiliser de l'eau non-potable pour refroidir ces datacenters.
Si Google revendique sa neutralité carbone depuis 2007 et sa capacité à compenser intégralement sa consommation d'électricité avec des énergies renouvelables depuis 2017, la question de l'eau reste problématique. « L'eau est une ressource essentielle pour le refroidissement de nos datacenters. Cette utilisation rend la fourniture de produits tels que Gmail et YouTube possibles », décrit le document sur la gestion de l'eau fourni par Google.
Eau ou énergie, il faut choisir
La société insiste aussi sur le fait que « le refroidissement à l’eau [des datacenters, ndlr] est un moyen efficient sur le plan énergétique, et renouvelable, pour réduire la chaleur et le recours à des méthodes plus énergivores comme le refroidissement de l’air ». Mais le système de refroidissement de Google compense par l'eau ce qu'il n'utilise pas en électricité.

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Google a déjà été épinglé par Bloomberg en 2020. On y apprend notamment qu'en 2019, dans trois Etats américains, les datacenters de Google auraient consommé environ 2,3 milliards de gallons, soit 7,5 milliards de litres d'eau. Cette surconsommation de la part de Google est d'autant plus problématique qu'elle a notamment lieu dans des zones déjà arides, comme l'Arizona, la Caroline du Sud ou encore la Californie. Ce dernier Etat a d'ailleurs connu une sécheresse historique au mois d'août 2021.
Réutilisation d'eaux usées
Pour apporter une réponse à cette problématique, l'utilisation d'eau non-potable pour refroidir ses centres de données est envisagée, que ce soit avec les eaux usées ou saumâtres lorsque les sites sont près des côtes. La réutilisation des eaux industrielles est aussi une option envisagée par la firme.
Sur ces points, Google peut déjà s'appuyer sur plusieurs expériences, comme les datacenters de Eemshaven (Pays-Bas) et Saint-Ghislain (Belgique), refroidis à l'aide d'effluents industriels, ou celui du comté de Douglas (Etats-Unis) avec les eaux usées. Un autre centre en Finlande prélève de l'eau de mer et attend qu'elle refroidisse à sa température d'origine avant de la renvoyer dans l'environnement. Google met aussi en avant son système de réutilisation de l'eau de refroidissement. « Cette pratique permet d'économiser 50% d'eau par rapport au refroidissement à passage unique », indique la société nord-américaine.
Nombreux projets
« En 2020, nous avons commencé à construire notre portefeuille de projets qui permettront à Google de reconstituer chaque goutte que nous consommons dans nos opérations », veut croire Google. L'entreprise dit développer des outils et technologies « universellement accessibles ». Des instruments que les communautés et les politiques pourront utiliser pour « mesurer et prédire les besoins et capacités en eau ».
Des projets de collecteurs de pluie à Dublin (Irlande), d'élimination de plantes très consommatrices d'eau à San Gabriel (Etats-Unis), d'irrigation ajustée aux conditions climatiques sont évoqués pour rendre les écosystèmes plus résilients face au stress hydrique. Reste à savoir si ces solutions seront suffisantes pour réduire la consommation d'eau de Google. En 2019, la firme avait consommé plus de 12 milliards de litres d'eau. En parallèle, le nombre de datacenters dans le monde a doublé ces 5 dernières années.



