Galliance, pôle volaille du groupe Terrena, présente à la presse vendredi 14 avril son abattoir d’Ancenis (Loire-Atlantique), un outil industriel de 17 500 m² ayant représenté un investissement de 43 millions d’euros. L’usine a été mise en service en septembre 2022 et les 260 salariés en CDI de l’ancien abattoir, également à Ancenis, ont rejoint le nouveau site. L’ancien site sera démantelé. L’investissement doit s’accompagner de l’embauche de 75 salariés supplémentaires en CDI en 2023.
Le nouvel abattoir, dont la capacité est portée à 550 000 poulets par semaine, est approvisionné par 600 éleveurs à 100 kilomètres à la ronde. Galliance, qui dispose de trois autres abattoirs, produira sur ce site, le plus au nord de son territoire, ses produits les plus haut de gamme : bio, label rouge et La nouvelle agriculture, la marque premium du groupe Terrena.
Anesthésie au CO2
Le site bénéficie d’une série d’avancées en termes d’innovation dont, au début du process, un quai d’attente des volailles fermé et ventilé et un tunnel d’anesthésie au CO2 qui remplace l’anesthésie électrique. Ce procédé devient la norme dans les abattoirs de nouvelle génération. Les améliorations sur le traitement des animaux répondent au référentiel de l’European Chicken Commitment, défini avec des ONG. De l'accrochage à la mise en barquette, la volaille ne sera touchée que deux fois. Cette mise en ligne totale, intégrant le ressuyage (refroidissement) ainsi que la robotisation, permet de diminuer le temps de process de 24 à 6 heures. La robotisation de la ligne filets permet un dépilement et une mise en barquette automatique. Du fait de la très grande vulnérabilité de l’activité à la grippe aviaire, les flux et stations de lavage des caisses et camions ont été entièrement redéfinis.
Car l’épidémie a coûté à Galliance près de 25% de ses volumes et 17% de son chiffre d’affaires en 2022 par rapport à un niveau d'activité de 980 millions d’euros en 2021. L’année 2023 sera également amputée, les 800 éleveurs travaillant pour Galliance doivent en effet repeupler leurs exploitations. «En attendant la mise en place de la vaccination, qui est une solution de long terme, tout le travail que l’on mène vise à sécuriser la filière, notamment sur la biosécurité des élevages», indique Arnaud Poupart-Lafarge, le directeur général de Galliance.



