Futerro choisit un voisin comme fournisseur

L’industriel belge, qui prévoit de construire une usine d'acide polylactique à Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime), a conclu un accord avec Tereos pour la fourniture de 150 000 tonnes de dextrose par an.

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Futerro Tereos signature
Frederic Van Gansberghe (à g.) et Olivier Leducq, respectivement Pdg de Futerro et Dg de Tereos, ont signé un partenariat portant sur la fourniture de dextrose.

Les spécialistes de l’environnement sont attachés, à juste titre, à la notion de circuits courts. Et Frédéric Van Gansberghe, le patron de Futerro, le groupe belge qui envisage de construire une usine d’acide polylactique (PLA) à Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime), a toujours souligné que le choix de cette localité était lié à la possibilité de pouvoir s’approvisionner à proximité en matière première. C’est maintenant chose faite.

Futerro annonce avoir signé avec Tereos un accord portant sur la livraison de 150 000 tonnes annuelles de dextrose, un sucre issu du blé. Cette matière première, produite sur le site de Lillebonne, non loin de Port-Jérôme-sur-Seine, lui servira pour fabriquer de l’acide lactique et du lactide, les deux monomères entrant dans la composition du PLA, un plastique compostable utilisé, entre autres, dans l’emballage et dans le textile. Provenant d’une zone d’approvisionnement locale, la majorité des volumes de blé transformés par Tereos est acheminée jusqu'à ce site par voie fluviale. Afin d’éviter toute forme de transport par camion, et les émissions en carbone qui en résultent, le site de Tereos et celui de Futerro seront reliés l'un à l'autre par l’intermédiaire d’un pipeline.

250 emplois directs prévus

Le groupe belge indique, en l’occurrence, que lorsque son usine sera opérationnelle, en 2027, près de 50% de ses flux logistiques seront assurés par des modes de transport non routiers. Pour mémoire, Futerro a prévu une enveloppe de 500 millions d’euros pour la construction de son usine. À la clé : 250 emplois directs et 900 indirects. Ce sont 175 personnes qui travaillent dans l’usine de Lillebonne chez Tereos.

Ces bonnes nouvelles du côté de l'emploi ne pouvaient pas mieux tomber. En effet, pas plus tard qu’hier, Exxon Mobil a annoncé, l’arrêt du vapocraqueur et des unités de production de plastique (polyéthylène et polypropylène), d’adhésifs et des facilités logistiques associées à son site de Gravenchon, situé, justement, à Port-Jérôme-sur-Seine. Quelque 677 postes vont être supprimés.

« La population de ce bassin industriel normand qui a grandi à côté des torchères se rend compte qu’avec des entreprises comme la nôtre, l’avenir sera bien différent. Nos procédés sont propres, ne dégagent pas de chaleur, n’ont pas recours à des matières chimiques particulièrement dangereuses »avait déclaré à Emballages Magazine, Frédéric Gansberghe, en janvier dernier. Le dirigeant a vu juste. Les torchères vont vraiment s’arrêter à Port-Jérôme-sur-Seine !

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