Finadorm choisi pour la reprise de Dunlopillo

Le groupe aveyronnais Finadorm a été choisi pour reprendre Paris Bedding, le propriétaire de Dunlopillo. 90 des 172 salariés du fabricant de matelas seront conservés dans ses deux usines des Yvelines, à Mantes-la-Jolie et Limay.

Réservé aux abonnés
Matelas CLASSIC
La production de matelas Dunlopillo se concentrera à Limay (Yvelines)

C’est le groupe aveyronnais Finadorm qui a été retenu le 23 mars 2020 par le tribunal de commerce de Paris pour la reprise de la société Paris Bedding, le propriétaire du fabricant de matelas Dunlopillo, qui avait été placée en redressement judiciaire fin décembre 2019.

La reprise de Paris Bedding va permettre de sauver 90 des 172 emplois en CDI des usines Dunlopillo de Mantes-la-Jolie (Yvelines) et Limay (Yvelines). Par ailleurs, dix-sept salariés seront transférés au sein d’Adova Group, la holding qui était jusque-là propriétaire de Paris Bedding. Enfin 22 personnes bénéficieront d’une mesure de retraite anticipée a-t-on appris de sources syndicales. La société issue de cette reprise portera la nom de Dunlopillo précise Jean-Rémy Bergounhe, président de Finadorm

Le choix du tribunal de commerce va dans le sens du souhait des salariés qui s’étaient exprimés en faveur de Finadorm qui présentait l’offre la mieux-disante en termes de sauvegarde des emplois. Pour autant, la période qui s’ouvre à présent est pleine de flou pour les quelque cinquante personnes qui vont devoir quitter l’entreprise.

"La décision du tribunal de commerce va déclencher immédiatement le lancement de la procédure de PSE alors que les salariés sont confinés chez eux en chômage technique et qu’ils n’auront pas la possibilité de s’informer pleinement sur leurs droits. C’est pour cela que nous avions demandé au tribunal de surseoir à sa décision jusqu’au 19 avril afin de maintenir plus longtemps les futurs licenciés en situation de chômage technique", explique un représentant du personnel.

Un repreneur français

Fondée par Jean-Rémy Bergounhe, la holding Finadorm, implantée dans l’Aveyron, coiffe une dizaine de sociétés  spécialisées réparties dans quatre pôles d’activités : la literie, le mobilier pour la petite enfance, l’habitat de loisirs (chalets et mobile-homes) et la construction bois. Le groupe réalise un peu plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 700 salariés.

"Nous sommes heureux que ce soit un groupe français qui ait été choisi pour la reprise de Dunlopillo. Cette acquisition est cohérente en nous permettant de compléter notre pôle literie avec une marque assez exceptionnelle", se félicite Jean-Rémy Bergounhe.

Le groupe prévoit de concentrer l’ensemble des activités sur le site de Limay en abandonnant celui de Mantes-la-Jolie, jugé obsolète. Il veut également se porter acquéreur des locaux de l’usine de Limay qui sont aujourd’hui en location. "Nous avons également prévu d’investir un million d’euros durant la première année pour améliorer l’outil de travail", complète Jean-Rémy Bergounhe.

Abonnés
Le baromètre des investissements industriels en France
Nouvelles usines, agrandissement de sites industriels existants, projets liés à la décarbonation… Retrouvez dans notre baromètre exclusif toutes les opérations classées par région, par secteur industriel, par date d’annonce et de livraison.
Je découvreOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.