Fibre Excellence dépose le bilan à Tarascon

L’usine de pâte à papier de Tarascon (Bouches-du-Rhône), en difficulté financière et plongée dans un conflit social depuis le 21 septembre, s’est déclarée en cessation de paiement. Une réunion aura lieu la semaine prochaine en sous-préfecture d’Arles pour étudier les conditions de sa pérennité.

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Pâte papier
Fibre Excellence Tarascon cumulait les difficultés depuis plusieurs mois, en raison de la crise sur le marché de la pâte à papier.

L’issue s’est finalement avérée inéluctable pour l’usine Fibre Excellence à Tarascon. Sa direction a informé les services de l’Etat ce 2 octobre de leur décision de déposer le bilan et de se placer sous la protection du tribunal de commerce de Toulouse (Haute-Garonne).

L’annonce a été faite par un communiqué de la Préfecture des Bouches-du-Rhône qui souligne que "l’ouverture de cette procédure va permettre de remédier à son actionnaire défaillant et ouvre la possibilité d’accompagner le site par l’expertise d’administrateurs judiciaires, afin de trouver une solution pérenne pour l’activité et les emplois".

Fibre Excellence Tarascon cumulait les difficultés depuis plusieurs mois, en raison de la crise sur le marché de la pâte à papier et du refus de l’actionnaire d’abonder à son redressement financier. La situation s’était encore tendue le 21 septembre avec le déclenchement d’une grève à laquelle les salariés ont mis fin le 1er octobre. Une décision qui était réclamée par les professionnels de la filière bois, conscients qu’elle accentuait la mise en péril de leur propre activité.

Eviter à tout prix la fermeture de l'usine

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L’usine compte 280 salariés. L’impact économique serait dévastateur pour le territoire si elle devait fermer définitivement ses portes. Une perspective qui ne semble à l’ordre du jour pour l’instant. La Préfecture souligne en effet que "L’Etat accompagnera financièrement l’entreprise pour lui permettre, sous la protection du tribunal, la recherche d’un repreneur sous un délai raisonnable, et assurer son exploitation sur cette durée". Elle en appelle à "la collaboration de tous", une "condition essentielle" préalable à la quête d’un repreneur.

Les services de l’Etat chercheront également les moyens financiers publics et privés pour l’acquisition d’une turbine afin d’améliorer la compétitivité énergétique des installations, en vue de maximiser les chances de reprise de l’unité. Une réunion sera organisée la semaine du 5 octobre en sous-préfecture d’Arles avec élus et salariés.

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